Le Festival Mémoire et Racines diffusera gratuitement sur sa page Facebook une série de spectacles et d’ateliers en lien avec les traditions orales du 22 au 26 juillet 2020. Philippe Jetté et Mélanie Boucher présenteront l’atelier jeunesse On s’amuse à répondre ? à la première édition de Les Veillées FMR le dimanche 26 juillet prochain à 15 h 30. Découvrez la programmation complète au memoireracines.org.

Philippe Jetté et Mélanie Boucher invitent les 8 à 12 ans et leurs familles à entrer dans l’univers du chant à répondre. Participez et apprenez des chansons pour vous amuser et les partager aux autres. La réponse facilite la mémorisation et le jeu du chant. Répondez à Philippe et Mélanie à distance, dans le confort de votre foyer !

À la fin du mois de juin, le comité de suivi de Pour la suite du geste… rassemblons-nous!, un projet culturel de la Municipalité régionale de comté (MRC) de D’Autray, a annoncé la présentation d’une formation gratuite, le mardi 14 juillet prochain à l’Espace culturel Jean-Pierre Ferland situé au 2111, rue Principale à Saint-Norbert qui abordera la documentation, la diffusion et la mise en valeur au service de la sauvegarde des pratiques traditionnelles.

Bien connu pour son implication dans l’initiative à succès, le médiateur du patrimoine vivant Philippe Jetté assurera l’animation de cette activité qui se tiendra de 9 h à 16 h. Les participants seront invités à apporter leur lunch pour le dîner.

Parmi les thèmes abordés lors de la formation, notons le concept du patrimoine vivant, le rôle du collecteur, les étapes pour réaliser une démarche éthique de documentation sur le terrain, le traitement des données et la diffusion ainsi que la valorisation des savoir-faire et des porteurs de traditions, dans le cas présent, le tissage, le fléché et le gossage de cups.

« Les archéologues de la tradition vivront des moments privilégiés et uniques, en plus de laisser un héritage à leur communauté. Par leur apprentissage, ils seront en mesure de valoriser l’expérience et le savoir-faire des gens tout en participant à l’effort collectif de sauvegarde et de promotion de nos traditions », a soutenu monsieur Jetté, par la voie d’un communiqué de presse.

Les citoyens et organismes de la MRC de D’Autray souhaitant prendre part à la formation pour ensuite s’investir dans cette démarche collective de documentation et de diffusion doivent confirmer leur inscription d’ici le lundi 13 juillet à midi à M. Sébastien Proulx, agent de communication de la MRC au 450 836-7007 poste 2528 ou par courrier électronique à sproulx@mrcautray.qc.ca. Dans le but de respecter les recommandations de la Santé publique, le nombre d’inscriptions est limité. Ainsi, il est fortement suggéré de réserver sa place rapidement. À noter qu’un accompagnement personnalisé d’une durée de 5 h est également offert aux inscrits.

Le volet Laboratoire inclusif, du projet Pour la suite du geste… rassemblons-nous! est une démarche de sauvegarde visant à accompagner la population d’autréenne dans la prise en charge de leurs traditions.

Cette initiative découle d’une entente liant la MRC de D’Autray au ministère de la Culture et des Communications alors que la présentation de la formation est rendue possible par un soutien financier de Culture Lanaudière ainsi que par l’Espace culturel Jean-Pierre Ferland.

Philippe Jetté participe au projet « Culture maison » de la Ville de L’Assomption pendant la pandémie COVID-19 qui s’abat sur le monde. « Culture maison » est une programmation culturelle à consommer sans modération, en direct de votre salon. Philippe Jetté et Mélanie Boucher y transmettent des traditions orales par le biais de quatre capsules vidéos.

  1. Chansons brèves pour se remémorer des airs de danse.
  2. Comptines et berceuse.
  3. Podorythmie (tapement de pieds).
  4. Danse-chantée.

Cette initiative permet également de s’initier divers volet culturel : photographie, musique, horticulture, cuisine, dessin, etc. Les vidéos sont disponibles sur la page Facebook Culture maison et sur la chaîne YouTube de la Ville de L’Assomption.

Vidéos

Jean Duval a soutenu, en 2013, une thèse de doctorat sur les pièces asymétriques en musique traditionnelle québécoise. Depuis 2017, il a édité six collections de pièces instrumentales traditionnelles portant sur cinq  anciens violoneux et la réédition de Le Répertoire du Violoneux de J.A. Boucher (1933). Ces collections comportent la transcription de 695 pièces traditionnelles. Elle inclut une biographie du musicien, des commentaires sur les pièces, une analyse du contenu de la collection et du style de jeu.

Jean Duval rend accessible gratuitement ses publications sur Le violon de Jos, une encyclopédie collective, multimédia et vivante de musique traditionnelle québécoise. Celle-ci vise à en promouvoir la culture, la pratique et l’apprentissage. Je vous invite à consulter ces trésors. J’en profite pour remercier Jean Duval pour ce legs aux chercheurs et aux musiciens actuels et futurs.

Biographie de Jean Duval (tirée du Camp Violon Trad Québec)

Jean Duval est un des pionniers de la flûte dans le style traditionnel au Québec. Compositeur, multi instrumentiste, ethnomusicologue, il s’implique depuis le début des années 1980 dans le milieu de la musique et de la danse traditionnelles québécoises, irlandaises et écossaises dans le nord-est de l’Amérique du Nord. Il a été membre du groupe Phenigma de 1990 à 1995, groupe avec lequel il a enregistré un album. En 2000, il a publié chez Mel Bay avec Steve Jones un recueil consacré au répertoire du musicien et conteur irlandais Packie Manus Byrne. En 2004, il a réalisé un CD des plus originaux intitulé 12 Suites trad pour flageolet à une main. Enfin, il a enregistré en 2010 l’album Pièces sur pièces en duo avec David Boulanger, violoniste de La Bottine Souriante. Parallèlement à sa profession d’agronome, il a complété en 2008 une maîtrise portant sur les compositeurs de musique traditionnelle ainsi qu’un doctorat en 2013 portant sur les « tounes croches » (ou asymétrique) dans la musique traditionnelle québécoise. Il travaille présentement sur des projets d’édition musicale, toujours en musique traditionnelle.

Dans son livre « La musique et la magie : étude sur les origines populaires de l’art musical, son influence et sa fonction dans les sociétés », Jules Combarieu nous fait remonter à la nuit des temps où le chant prit forme. Les primitifs étaient dirigés par l’imagination et le sentiment. À cette époque, le rythme réglait à la fois les mots, les sons et les pas. C’est la caractéristique de l’art primitif. Les danses étaient mimétiques. Elles imitaient ce que le magicien invoquait à l’Esprit. Le chant magique était présent dans toutes les scènes de la vie quotidienne : guérir un malade, à la guerre, en travaillant, demander de la pluie, etc. Les formules magiques ont été chantées avant d’être dite et ensuite écrite. Combarieu nous expose plusieurs rites, de tuer un enfant pour demander de la pluie jusqu’à danser pendant plusieurs jours et d’imiter une guerre triomphante pour créer le courage par la simulation de la défaite de l’ennemi, accompagné de la danse et du chant bien sûr. Le mime et la danse se sont dissociés au cours des siècles. La danse de la pluie est, pour les indigènes, leur plus vieille tradition. Le premier instrument à corde est un arc à flèche. Certains peuples d’Afrique disent qu’ils jouent de l’arc lorsqu’ils font de la musique.

La répétition dans la musique a pour origine la magie chantée. Le fait de répéter trois fois revient souvent, tout comme le chiffre trois dans nos chansons traditionnelles. La divinité aime les chiffres impairs. Il y a plusieurs formes de répétitions : transposition, rythmique intégrale ou fragmentaire. On retrouve même la formule énumérative pour guérir les glandes.

On retrouve la magie également dans la religion. L’homme invoque le Dieu Tout‑Puissant, il lui demande de veiller sur lui et sur les siens et lui demande pardon. Les chants et les gestes religieux ont des origines magiques. « La musique est un pouvoir de séduction et de charme. » [La neuvaine a des procédés d’incantation magique. Elle est une répétition et invoque la Vierge et Dieu.] Dans le Kyrie eleison, on retrouve la forme A-A-A-B-B-B-A-A-A ou A-B-A, tout comme dans la majorité des incantations magiques. Même chez les animaux, on retrouve une action magique. Le mâle séduit par sa voix, et la femelle se laisse charmer.

M. Combarieu nous rappelle que le chant magique peut aussi être utilisé pour ramener des morts qu’on croyait endormi, faire perdre la férocité aux bêtes, entraîner la sécheresse, avoir des vents violents, faire passer la récolte d’un voisin sur sa terre et peut même brûler celui qui le chante s’il ne contrôle pas son interprétation.

Chez les Égyptiens, dans leurs rites, les formules devaient être exécutées sans intonation fausse, sinon ça compromettait le résultat. Quand une personne était malade, on disait qu’il était tel ou tel Dieu et qu’il possédait les mêmes immunités que ce Dieu.

« Le son est produit par le mouvement, tout est mouvement dans le monde, donc le monde est musique. »  Anciennement, on croyait que le système solaire possédait sept planètes et c’est pour cette raison que la semaine et nos modes musicaux (gammes) sont divisés en sept. Les modes les plus anciens sont divisés en cinq ou six notes pour ensuite passer par neuf notes avant d’arriver généralement à sept. Pour les primitifs, chaque note a un pouvoir particulier. Chaque mode était choisi en raison des objectifs, soit de calmer ou d’exciter les esprits. Les modes ont été délaissés en cours de route pour les modes majeur et mineur. Le mineur est plus vieux que le majeur. Au 16e siècle, les danses sont presque tous en mineur. L’avènement du mode majeur arrive vers la fin du Moyen Âge.

Le thrène était chanté dans les événements malheureux comme la mort tandis que le péan était plutôt pour des événements joyeux comme la résurrection ou le triomphe à la guerre.

La berceuse est un chant magique pour endormir. Le travailleur primitif chante pour évoquer l’Esprit ou pour pratiquer un effet sur les outils qu’il utilise et sur la matière qu’il travaille. Sans lui, son but ne peut être atteint.

Le couplet sert à exprimer une situation, c’est descriptif, et le refrain est au-delà de l’histoire. Il y a quelque chose de plus fondamentale que la situation. Le chant primitif était constitué d’onomatopées. Le poète a modifié le chant et a gardé seulement la partie incantatoire, soit le refrain qui est inintelligible. Le refrain est devenu la seule partie de la chanson qui a un rapport avec le chant magique. Des refrains peuvent avoir eu recours à l’imitation des formules magiques, ce qui est une parodie.

Nos banquets avec leur « toast » et leur prière sont d’origine rituelle.

Quelques définitions

Chant magique : chant ayant répétition, refrain et incantation.

Charme et charmeur : magicien. Ex. : On faisait charmer une plaie par le charmeur. Charme vient du mot latin « carmen ». Le carmen a désigné une formule magique et aussi un chant.

Consonne explosive : p.

Consonne sifflante : s.

Consonne dentale : t, d.

Enchanter : action très spéciale qu’on exerçait sur un objet ou sur une personne à l’aide du chant.

Incantation : association du chant et de la magie (très ancien).

Ode : musicien qui chantait ses propres vers; tout d’abord, ce fut un magicien. Chant magique. Ode était utilisée par l’église pour désigner les neuf parties du canon.

Phrygien : un des modes de la musique des anciens Grecs, au caractère fier et impétueux, intermédiaire entre le mode lydien et le mode dorien. Les habitants de la Phrygie aimaient particulièrement ce ton plein d’élan et d’allégresse.

Sources

Ce résumé de l’ouvrage de Jules Combarieu sur la musique et la magie a  été écrit par Philippe Jetté en 2009 dans le cadre d’un perfectionnement en chant et en chanson traditionnelle avec Danielle Martineau grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Combarieu, Jules. La musique et la magie : étude sur les origines populaires de l’art musical, son influence et sa fonction dans les sociétés, A. Picard et fils, Paris, 1909, 383 p.

Un nouveau programme de reconnaissance national vient d’être dévoilé virtuellement par le Conseil québécois du patrimoine vivant. Il s’agit du programme Maîtres de traditions vivantes visant à reconnaître des artistes et artisans au talent exceptionnel qui maîtrisent une pratique ou une technique transmise de génération en génération. Par le biais d’actions de transmission et de diffusion, le programme vise à faire connaître ces Maîtres sur le territoire du Québec.

Cette nouvelle initiative, soutenu par le ministère de la Culture et des Communications, s’inspire de l’appellation « ​Trésors humains vivants » de l’UNESCO, déjà en place dans plusieurs pays. Il a été dévoilé avec la participation de la ministre de la Culture, Mme Nathalie Roy.

Voici les cinq premiers maîtres de traditions vivantes du Québec.

  1. Yvonne Vollant :  artisane innue, artisanat traditionnel, contes et légendes. Mme Vollant confectionne des mocassins avec une technique apprise de sa mère.
  2. Hélène Blouin : artisane de ceinture fléchée.
  3. Jean-Paul Guimond : chanteur de chanson traditionnelle.
  4. Raynald Ouellet : accordéoniste diatonique.
  5. Stephen Jerome : Artisan Mi’kmaq, vannerie traditionnelle.

Visitez le site du programme pour plus de détails sur ses objectifs et sur les lauréats au www.maitresdetraditions.ca.

Le Conseil québécois du patrimoine vivant (organisme de regroupement national) invite ses membres et la population mondiale à célébrer le patrimoine vivant le 30 mai prochain en direct via la plateforme Zoom dès 9 h 30 . Le grand rassemblement virtuel est ouvert à tous gratuitement. Les inscriptions sont obligatoires. La journée se divise en quatre événements (cliquez pour vous inscrire et pour plus de détails).

  1. Colloque international sur les systèmes des Trésors Humains Vivants dans le monde.
  2. Dévoilement des maîtres de traditions vivantes et conférences.
  3. Formation « Comment contribuer à Wikipédia ».
  4. Assemblée générale annuelle des membres + remise du Prix CQPV 2020 à une initiative exemplaire en patrimoine vivant + dévoilement du nouveau logo et site Web de l’organisme.

 

À l’origine, la Chasse-Galerie ou la Chasse-Maligne est la chasse nocturne de l’âme des morts dans le ciel. La religion catholique diabolisera cette croyance en associant cette coutume pré-chrétienne au diable et au mal. Au Moyen Âge, elle deviendra une punition : un homme, qui préférait chasser plutôt qu’aller à la messe, sera obligé de traverser le ciel avec sa bande de chien pour l’éternité. En terre d’Amérique, cette chasse nocturne prendra un tournant positif, et permettra à tous de faire un pacte avec le diable[1] qui leur permettra d’aller où ils veulent, en canot volant ou sur le dos d’une vache ou d’un cochon! L’écrivain Honoré Beaugrand, natif de Lanoraie, popularise cette légende en 1900 où il situe l’histoire à Lavaltrie.

[1] Le diable joue un rôle d’éternel délinquant dans la tradition populaire. Il conclue des pactes avec des personnes dans le but d’améliorer leurs conditions de vie. En échange de son aide, le diable demande leurs âmes.

Ce résumé d’une recherche sur la légende de la Chasse-Galerie a été écrit par Philippe Jetté pour le spectacle « Le cirque tout un parkours » de Cirrus Cirkus de Saint-Lin-Laurentides. Je remercie Eveline Ménard pour le partage de ses recherches et sa révision.

Les formulettes d’élimination au jeu, comme « Am stram gram », se retrouvent dans tous les folklores du monde. Certains chercheurs soulèvent l’hypothèse que cette poésie primitive viendrait de formules magiques délaissées par les sorciers, mais reprises par les enfants.

La comptine « Am stram gram » tirerait son origine d’une incantation chamanique de Scandinavie chantée en norois, une langue commune utilisée au Moyen Âge. Selon l’historien Jean-Pierre Poly, la comptine a dû apparaître avant le IXe siècle. Voici une comparaison étonnante de l’incantation scandinave en norois (à gauche) avec la comptine québécoise (à droite).

Emstrang Gram,

Bigà bigà ic calle Gram

Bure bure ic raede tan

Emstrang Gram

Mos !

Am stram gram

Pic et pic et colegram

Bour et bour et ratatam

Am stram gram

Mais que signifient les mots de cette mystérieuse comptine ?

Toujours-fort Grain

Viens donc viens, j’appelle Grain,

Surviens car je mande au brin,

Toujours-fort Grain.

A Manger ! [cri final]

 

Tan ou brin = baguette des sorts à qui la tourneuse commande.

Gram ou grain = « grain de la Lune », le loup céleste, étoile du soir qui poursuit l’astre au crépuscule. L’ancêtre de notre loup des fabliaux, Isengrin, brutal et glouton.

 

Source : Karolina Resztak, « Am stram gram » ou à la recherche des origines de la poésie », Continents manuscrits [En ligne], 5 | 2015, mis en ligne le 15 octobre 2015, consulté le 30 avril 2020. URL : http://journals.openedition.org/coma/589 ; DOI : https://doi.org/10.4000/coma.589

Poly Jean-Pierre, « Am stram gram… » La chevauchée des chamans », L’Histoire, 2006/1 (n°305), p. 60-60. URL : https://www.cairn.info/magazine-l-histoire-2006-1-page-60.htm

Version démontrant les transformations et l’appropriation des traditions orales

 

Cette semaine à  « Dimanche, on joue ! [EN DIRECT] », le jeu de la chaise musicale se fera sur la mélodie et la chanson de La bastringue. Rappelons que Philippe Jetté et Mélanie Boucher lancent un défi à l’ensemble de la population tous les dimanches soirs de confinement (COVID-19) à 19 h 30 sur la page Facebook « Philippe Jetté / Médiateur du patrimoine vivant ». Le défi est de bâtir ensemble un record de participation au jeu de la chaise musicale. Les citoyens, les musiciens et les chanteurs sont conviés à prendre part à ce jeu universel le dimanche 26 avril 2020.

SAVIEZ-VOUS QUE…

  • La bastringue est une chanson composée, en partie, par Mary Travers (Mme Édouard Bolduc), surnommée La Bolduc, sur un air traditionnel. Son inspiration lui vient d’une chanson brève et d’une pièce instrumentale traditionnelles.
  • La bistringue est une partie de danse, la sixième partie du quadrille français. Elle est aussi la finale du set carré, aussi appelée « Les femmes au centre, les hommes font le tour ».
  • La bistringue ou bastringue est aussi une pièce instrumentale d’accompagnement de la danse en 2/4. La pièce était très connue en Angleterre au 19e siècle sous différents titres : « Ninepins », « Oats, Peas and Beans », etc. Kerr’s publie une version en 6/8 vers 1876 sous le titre « Voulez-vous danser ». La plus vieille version anglaise, datant de 1820, est en 6/8 et s’intitule « Portuguese dance ». La première partie de la mélodie serait d’origine française (originalement en 6/8) tandis que la deuxième partie viendrait de la pièce « Mrs. Moray of Abercairny », un strathspey écossais transformé en reel au Québec.
  • Édouard-Zotique Massicotte recueille une chanson brève intitulé La bistringue en 1917 et 1918, notamment, auprès d’Étienne Poitras, Mme N-E Dionne, François Saint-Laurent et Vincent-Ferrier de Repentigny. Cette chanson serait peut-être à l’origine une ronde chantée française. Conrad Laforte répertorie une chanson nommée « Au chapeau de Napoléon » (V, D-487) : « Au chapeau de Napoléon / Mademoiselle, voulez-vous danser ? / Non, monsieur, j’ai trop mal au pied / Qu’avez-vous donc à ce pied / C’est une abeille qui m’a piquée ». Cette chanson est connu en Suisse et en France sous forme de danse ronde.
  • Le Trio d’Henri, composé d’Henri Lacroix, Isidore Soucy et Donat Lafleur, enregistre une danse chantée en 1928 intitulée La bastringue.
  • Mme Bolduc endisque La bastringue en 1930, en dialogue avec Ovila Légaré.
  • Louis Blanchette et Alphonse Roussel enregistrent le Reel bastringue en 1937.
  • Le violoneux Isidore Soucy endisque la mélodie La bastringue en 1938 avec Donat Lafleur à l’accordéon.
  • Le premier couplet de la chanson fait partie de la mémoire collective des Québécois.