Biographie

Né à Montréal le 23 mars 1965, Daniel Perron est considéré comme l’« Obélix de la chanson traditionnelle ». Il est tombé dans la potion lorsqu’il était petit. Sa mère agit comme mentor et lui transmet la majorité de son répertoire. Dès 1994, Daniel se produit sur scène, notamment, avec La Souvenance traditionnelle, Héritage familial et Grav’Ô Portes.

Daniel est en contact avec sa région d’adoption dès son jeune âge. Son grand-père, son oncle et, plus tard, ses parents, possèdent un chalet à Saint-Jean-de-Matha. Lui-même y réside depuis 1980. Dès l’adolescence, Daniel exerce plusieurs métiers (classeur de bois franc dans un moulin à scie, agent de sécurité) avant d’être directeur d’usine pour une compagnie de portes et fenêtres, un poste qu’il occupe depuis 17 ans.

Apprentissage et transmission

À son retour  de l’école, Daniel entend toujours sa mère (Thérèse Côté) chanter. Le petit Daniel l’écoute et mémorise ses chansons. Pour l’aider, sa mère les recommence et il chante avec elle. La transmission étant uniquement à l’oral, Daniel développe une technique de mémorisation par des images mentales. « J’ai toujours visualisé mes chansons. » Il voit les personnages de sa chanson comme dans un roman. Quand il chante, il voit sa mère, ensuite, il se voit chanter avec elle, et il revient à l’histoire de la chanson. Son truc : garder le focus et voir son film dans sa tête. Daniel peut chanter cinq à quinze fois, en ligne, la même chanson pour la mémoriser.

Daniel Perron se souvient des fêtes spontanées, avec les membres de sa famille, au camp familial de Saint-Jean-de-Matha. Tous les enfants vont se coucher en haut, tandis que le party vire en bas. Des chansons à répondre se font entendre une à la suite de l’autre. Le petit Daniel se sauve de sa couchette pour écouter les plus vieux. Son oncle Jean-Claude l’aperçoit assis dans les marches et lui demande de chanter des chansons. Il a sept ans et a la chance de participer à la veillée des adultes. Privilégié, il écoute et mémorise tout : « J’enregistrais pas juste la chanson. J’enregistrais les faits, les mimiques, la passion qu’i[ls] avaient de chanter, la façon de faire, de gesticuler, de vivre leur folklore. »

Très jeune, Daniel pratique la chanson traditionnelle intensément. Au début de l’adolescence, son intérêt dévie vers Offenbach, Paul Piché et Robert Charlebois. À ce moment, il lui manque quelque chose, comme s’il avait une grande soif. À 16 ans, l’amour du folklore lui revient de plein fouet. Sa mère l’amène, alors, à se surpasser. À cet instant, la fusion s’opère. Il assimile d’innombrables chansons. Elles s’imprègnent toutes dans sa mémoire. Daniel Perron continue toujours à multiplier son répertoire.

La transmission de son héritage familial passe beaucoup par la diffusion de ses albums. Quelques groupes et artistes ont repris de ses chansons. Dans la famille, son fils Dany est sa principale relève. Il connaît une centaine de chansons de son répertoire. Ses neveux et nièces chantent également de ses chansons.

Contexte de pratique

Daniel commence à chanter devant public dans une cabane à sucre à l’âge de cinq ans avec une chanson énumérative, Mon père n’a plus que 5 poulets. Plus de 75 personnes sont rassemblées à cette occasion. Après avoir chanté sa chanson, les gens, en arrière, disent : « On l’a pas entendu. On l’ voit pas. » Sa mère prit aussitôt une chaise et mit Daniel au milieu de la place, debout sur la chaise. Suite à cette première expérience, les gens lui demandent de chanter à nouveau sa chanson. Sa mère lui dit : « Il faut que t’en apprenne d’autres là. » Il apprend donc des chansons caractéristiques de ses parents : Dimanche à la veillée, Sur la rue Saint-Urbain, J’ai descendu à l’ombre.

Toutes les occasions sont bonnes pour chanter : épluchettes, noces, fêtes calendaires, etc. Les temps des Fêtes de sa jeunesse sont imprégnés dans sa tête comme un film. Sa grand-mère maternelle habite un logement 3½ à Montréal où elle reçoit sa famille (35 personnes) pour le dîner du jour de l’An. Après le repas, « ça enlevait les tables, les bottes dans le bain, les manteaux sur le lit, ça faisait une montagne. » Ensuite, les chaises sont placées en cercle (ou ovale) dans la cuisine et dans le salon.

La chanson traditionnelle se pratique exclusivement en famille. Daniel se plait à revoir sa mère et sa parenté heureuses de chanter. Un jour, il se dit : « Moi aussi, j’ai le droit. J’aimerais ça bien feeler comme ça. Veux, veux pas, tu te déhanches un peu pis tu tapes du pied pis tu réponds aux chansons. » Pour lui, la pratique de la chanson traditionnelle est beaucoup plus que du plaisir. Elle représente des souvenirs familiaux, son enfance et la vie de sa parenté. « C’est plus qu’un amour, c’est une passion, un mode de vie. »

Aujourd’hui, Daniel chante à l’occasion du temps des fêtes, de soirées familiales, de baptêmes, autour d’un feu de camp, pendant des trajets en automobile avec son fils et, bien sûr, en concert. Daniel Perron se produit sur scène dans de nombreux festivals et événements de tout genre à travers le Québec et l’Ontario, avec les groupes La souvenance traditionnelle, Héritage familial et Grav’Ô Portes.

Répertoire

Daniel Perron estime son répertoire à près de 500 chansons. Parmi celles-ci, de 200 à 300 chansons proviennent du répertoire familial. Son grand-père, Paul Côté, revient des chantiers avec les poches pleines de chansons. Ses arrière-grands-parents Bazinet possèdent aussi un imposant répertoire. Daniel puise également des chansons auprès de sa belle-famille.

Daniel est attiré par les chansons, lente ou dynamique, qui ont de la vie, une histoire à raconter. Par exemple, La complainte du jour de l’An, une chanson de table qui rappelle la force des liens familiaux, l’éloignement des mauvais sorts de la dernière année et la chance d’en avoir une meilleure. Elle est chantée, en trio, par sa mère, sa grand-mère et son arrière-grand-mère, et maintenant par lui, à tous les repas du jour de l’An.

Interprétation

La pratique de la chanson traditionnelle de Daniel Perron est ritualisée par des gestes lui permettant de demeurer ancré dans ses racines familiales. Avant de chanter, Daniel repasse toujours le début de sa chanson et pense à la personne de qui il l’a apprise. Pour lui, c’est une marque de reconnaissance, de respect et de confiance. Ses prédécesseurs l’habitent et lui donne la confiance dont il a besoin pour chanter ses chansons.

Au début de l’âge adulte, Thérèse Côté (sa mère) lui prodigue plusieurs conseils d’interprétation : « Vie tes chansons, vie tes émotions, rentre dans ton texte. […] Une chanson à répondre, c’est comme l’eau qui coule dans un ruisseau. Empêche pas l’eau de couler, pis laisse-la couler, pis suit le courant. »

Daniel chante debout, en bougeant, en dansant et en mimant ses chansons. Il a besoin de voir le monde, exactement comme sa mère. « Ma mère vie à travers moi. Je l’ai appris de même. »

Faits marquants de sa carrière

Daniel Perron débute une carrière en chanson traditionnelle grâce à sa rencontre avec Jean-Claude Mirandette et Jean-Paul Loyer. Les deux acolytes invitent Daniel à participer à un spectacle de la Saint-Jean-Baptiste, en 1994, au Parc Bosco devant huit à dix milles personnes. Plusieurs artistes participent à ce spectacle : Jean-Claude Mirandette, Jean-Paul Loyer, Gaston Lepage, Éric Beaudry et Denis Violetti. À ce moment, il pogne la piqûre. Jean-Claude et Jean-Paul lui propose de faire un album (Héritage familial, 1996).

L’amorce de sa carrière de chanteur coïncide avec les débuts du Festival Mémoire et Racines. À l’été 1996, il est invité à participer aux ateliers de chanson du festival. À une édition subséquente, il prend part à un atelier en « Hommage à Gilles Cantin ». Sa carrière est lancée. Par la suite, il forme les groupes La Souvenance traditionnelle, Héritage familial et Grav’Ô Portes (actif depuis 2006). En 23 ans de métier, il participe à la production de sept albums et enregistre plus de 80 chansons. Il souhaite que ce répertoire inspire la relève.

Un fait est à noter dans sa carrière. Daniel Perron remporte le Grand championnat canadien de chanson à répondre, à Noelville (près de Sudbury, Ontario), en 1998, avec la chanson Tiens ben le robinet. Il se fait accompagner par les musiciens de La Souvenance traditionnelle, Rémi Laporte et Martin Lévesque, avec lesquels il est en tournée.

Sa mère lui a toujours dit d’atteindre les gens en se donnant à 100 % et en vivant son folklore avec son cœur : « Ta voix, il faut qu’elle sorte de ton cœur, de tes entrailles. Ta passion, partage-la. » C’est ce qu’il fait.

« Ma mère, c’était tout un monument. »

J’ai rédigé cet article dans le cadre d’un projet sur « La pratique de la chanson traditionnelle dans le nord de Lanaudière » du Centre régional d’animation du patrimoine oral de Lanaudière. Une synthèse de ce texte est diffusé au Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

Répertoire – Enregistrements sonores

Cliquez sur le lien ci-bas pour entendre ses chansons.

 

Un jour, Daniel décide d’aller faire fortune. Il part un beau matin avec sa voiture et ma… ma… ma… ma… tout à coup, rencontre un bœu[f].

« Où tu t’en vas don[c] mon Daniel ? »

« Je m’en vas faire fortune. »

« Veux-tu m’emmener ? »

« Oui, t’à l’heure, embarque dans ma voiture »

 

Le bœu[f] saute dans la voiture. Continue son chemin, ma… ma… ma… ma… tout à coup, rencontre un cochon.

« Où tu t’en vas don[c] mon Daniel ? »

« Je m’en vas faire fortune. »

« Veux-tu m’emmener ? »

« Oui, t’à l’heure, embarque dans ma voiture »

 

Le cochon saute dans la voiture. Continue son chemin, ma… ma… ma… ma… tout à coup, rencontre un chien.

« Où tu t’en vas don[c] Daniel ? »

« Je m’en vas faire fortune. »

« Veux-tu m’emmener ? »

« Oui, t’à l’heure, embarque dans ma voiture »

 

Le chien saute dans la voiture. Continue son chemin, ma… ma… ma… ma… tout à coup, rencontre un chat.

« Où tu t’en vas don[c] Daniel ? »

« Je m’en vas faire fortune. »

« Veux-tu m’emmener ? »

« Oui, t’à l’heure, embarque dans ma voiture »

 

Le chat saute dans la voiture. Continue son chemin, ma… ma… ma… ma… tout à coup, rencontre un coq.

« Où tu t’en vas don[c] Daniel ? »

« Je m’en vas faire fortune. »

« Veux-tu m’emmener ? »

« Oui, t’à l’heure, embarque dans ma voiture »

 

Le coq saute dans la voiture.

 

La voiture était pleine et Daniel ben fatigué décide de retourner chez lui pour se reposer.

 

Arrivé chez lui, il met le bœu[f] dans la barrière, le cochon dans le clos, le chien à la porte, le chat à la cheminée et le coq dans l’arbre, et lui, va se coucher.

 

Dans le courant de la nuit, un voleur s’amène pour lui voler sa fortune. Arrivé à la barrière, le bœu[f]corne, corne, corne, le voleur réussit à passer. Continue dans le clos ; le cochon l’attendait, pince, pince, pince, le voleur réussit à s’enfuir. Arrivé à la porte de la maison, le chien mord, mord, mord.

Attrape la poignée de porte et réussit à rentrer dans la maison. Arrivé à la cheminée, le chat griffe, griffe, griffe.

 

Là, le voleur en avait vraiment assez ; s’en fuit en courant.

 

Le coq qui était dans l’arbre criait : « Ramenez-moé-le, ramenez-moé-le. »

 

Transcription d’un manuscrit de Mme Agathe Brien. Version d’Agathe Brien, 66 ans, Sainte-Marie-Salomé, Lanaudière, Québec, 2014. Conte appris de son grand-père Octave Brien (1869-1955). M. Brien contait des contes, des histoires et chantait des chansons à ses petits-enfants à tous les soirs. Il demeurait chez son fils Marc. Agathe Brien affirme que c’est exactement la même version que son grand-père. Elle l’a conté à ses enfants, de l’âge de deux à trois ans jusqu’à être en âge d’aller à l’école.

Source : Conte recueilli par Philippe Jetté dans le cadre du projet « Sur les traces des contes et légendes de Lanaudière » de la Maison des contes et légendes de Lavaltrie.

Le Centre régional d’animation du patrimoine oral de Lanaudière (CRAPO) a dévoilé vendredi dernier un important projet de mise en valeur de la Pratique de la chanson traditionnelle dans le nord de Lanaudière. Le projet comprend une fiche mettant en lumière cette pratique et sept fiches sur des chanteurs et chanteuses porteurs(euses) de cette forme d’expression culturelle significative pour les Lanaudois, soit Yves Marion, Daniel Perron, Jean-Claude Martial, Marielle Aumont, Clémence Gagné, Anthime Beauséjour et Claire Durand. Le CRAPO a mis à l’honneur des enregistrements réalisés par Éric Beaudry et Michel Bordeleau en 2004 et 2006 auprès de quatre chanteurs.

Philippe Jetté a collaboré à cette initiative à titre de collecteur et de rédacteur. C’est lui qui a rédigé la fiche principale du projet ainsi que celles sur Yves Marion, Daniel Perron et Jean-Claude Martial, en plus d’avoir réalisé des entrevues auprès de ces derniers. Au total, 70 chansons sont maintenant disponibles sur le Répertoire du patrimoine culturel du Québec grâce à l’initiative du CRAPO.

Consultez le projet en cliquant ICI.

 

Je vous présente quelques expressions entendues de mes proches ou notées lors de rencontres avec des porteurs de traditions en Nouvelle-Acadie dans Lanaudière.

Expressions de la Nouvelle-Acadie

  • Une jument ben attelée, ça vaut ben un étalon (Inf. Block Mireault, 49 ans, Ste-Marie-Salomé, 2010) : en parlant de sa femme qui travaillait fort.
  • C’est l’ yâbe qui bat sa femme pour avoir des crêpes : Quand le tonnerre tonne sans pluie (Inf. Patricia Pauzé, Saint-Jacques, 37 ans, 2010).
  • Graffigner dans l’brancard : Ça devait choquer, révolter le monde. Ex. : Wilfrid Gaudet mangeait du steak parce qu’il avait des problèmes de santé. Les autres d’vaient graffigner dans l’brancard. (Inf : Gisèle Ricard (petite-fille de W. Gaudet), Grand rang, St-Jacques, 2010).
  • Chi l’bœuf, on va mettre d’la paille : expression dite à une personne ayant lâchée un pet. Entendue de son oncle Florent Jetté (Inf. Normand Jetté, 63 ans, St-Jacques, 10/12/2010).
  • Le soleil se couche d[ans] un banc : Se dit lorsque le soleil se couche derrière (dans) les nuages. Cela veut dire qu’il mouillera ou qu’il ne fera pas beau le lendemain. (Ginette Brisson, 59 ans, 19 juin 2011. Apprise de ses parents.)
  • T’es noir comme le d’ssus du poêle : Se dit d’une personne qui a le visage barbouillé noir. (Normand Jetté, 63 ans, 19 juin 2011)
  • Il fait noir comme su l’ loup : Se dit la nuit tombé lorsqu’il n’y a ni lune ni étoile. (Rosaire et Normand Jetté, 86 et 63 ans)
  • Les yeux d’une chatte qui pisse dans le son : Une fille qui a les yeux cochons. (Inf. : un homme demeurant à L’Assomption que mes parents ont rencontré à Montréal le 6 janvier 2010. Il avait appris cette expression de son ex-femme de St-Liguori.)
  • I[ls] jappent après la lune : Les gars de Crabtree disait ça en parlant du monde de Ste-Marie, en voulant dire que c’est loin. (Inf. Michel Landry, 59 ans, Crabtree, 01/01/2011)
  • Le vent d’nord, qui vienne du bord qui voudra, yé toujours frette. (Inf. Maurice Mireault, apprise de Alphonse Richard)
  • En y l’vant l’cul : Clérinda Jetté (sœur de Léonidas) disait ça en levant son verre de whisky. (Inf. : Normand Jetté)
  • Oh ! Le plafond est bas, il va mouiller : Quand le ciel devient noir et que l’orage s’en vient. (Inf. : Mélanie Boucher, 41 ans, 2020-02-02)
  • Les oreilles en porte de grange : Quelqu’un ayant des grandes oreilles. (Inf. : Mélanie Boucher, 41 ans, 2020-02-02)
  • Fais pas ton Thomas : Quelqu’un qui croit rien. (Inf. : Mélanie Boucher, 41 ans, 2020-02-02)

Partagez-moi vos meilleurs expressions ! Et leurs significations.

Philippe Jetté initie de jeunes immigrants en francisation (au primaire et au secondaire) à nos traditions orales depuis quelques années.

Il a offert, la semaine dernière, six ateliers aux jeunes du programme Vire-Vent (maternelle à 6e année) de la Commission scolaire des Affluents à Repentigny et à Terrebonne. Les jeunes ont appris ce qu’est une tradition, comment on la garde vivante, en plus d’apprendre plusieurs chansons mimées et dansées et à taper du pieds (pour les plus vieux).

Une classe l’a accueilli en chantant « Pierrot n’a pas de chapeau », une chanson apprise de M. Réal Lapalme de Saint-Jacques, qu’ils avaient appris en l’écoutant seulement trois fois avant son arrivé. Philippe leur avait envoyé les paroles et les audio pour que les enseignants puissent leur apprendre les mots de vocabulaire en lien avec les chansons transmises et que chaque classe puisse les garder comme aide-mémoire.

Et d’après-vous, comment garde-t-on une tradition vivante ?

Philippe Jetté est aussi membre du programme et du Répertoire Culture-Éducation (Artiste à l’école) du ministère de la Culture. Consulter la section Ateliers jeune public.

Atelier de transmission au programme Vire-Vent de la Commission scolaire des Affluents pour les élèves en francisation.

 

L’émission Le Tricheur de TVA, animée par Guy Jodoin, a reçu Philippe Jetté pour la dernière émission de l’année, le 20 décembre 2019. Philippe a fait deux apparitions surprises, une à l’accordéon et l’autre aux cuillères. Les questions du tricheur étaient en liens avec ces deux instruments de musique traditionnelle québécoise.

Philipp Jetté a eu la chance de jouer pour Véronique Claveau, Sonia Vachon, Fabien Cloutier, Marc Hervieux et Pierre Brassard, les invités de la semaine du Tricheur.

La question du jour du Tricheur, sur sa page Facebook, cherchait à connaître le nom de l’accordéoniste. Cette publication a généré 1 400 commentaires, 378 mentions J’aime et 40 partages. L’émission a offert une belle visibilité à Philippe grâce à cette question et à quelques mentions en ondes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voyez un extrait du passage de Philippe Jetté à l’émission Le Tricheur sur les ondes de TVA.

 

Trois cultures et trois traditions culinaires se sont rencontrées le temps d’un atelier de partage et de transmission de pain banique atikamekw, de galette de sarrasin québécoise et d’arepas colombien. Cet événement s’est déroulé le mercredi 23 octobre 2019 au Pavillon de la rivière dans le cadre du projet « Joliette, au cœur des traditions » de la Ville de Joliette, en partenariat avec le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière et le CRÉDIL.

Des citoyens joliettains ont partagé des recettes traditionnelles et la culture de leur milieu d’origine ainsi que des trucs pour bien les réussir. Les participants ont même fait leur propre banique!

Minic Petiquay, du Centre d’amitié, a transmis la banique apprise de sa mère, de sa grand-mère et d’aînés de Manawan. Yolande Desmarais a partagé la recette de galette de sarrasin de sa tante Bibiane. Finalement, Elisabeth Marino et Pablo Emilio Vergara, accompagnés de Laura Vergara du CRÉDIL, ont démontré deux recettes d’arepas provenant de deux régions différentes de la Colombie.

Recettes, photos et vidéos

Expérimentez les recettes et partagez-moi vos commentaires !

Photos de l’atelier

La recette de la fricassée du lundi a été partagée par Christiane Robidoux aux participants des Ateliers de transmission de savoir-faire de la Ville de Joliette dans le cadre du projet « Joliette, au coeur des traditions », en collaboration avec Philippe JettéL’atelier s’est tenu le mercredi 9 octobre 2019 au Pavillon de la rivière de Joliette. Mme Robidoux tient cette recette de sa mère qui faisait de la fricassée le lundi avec les restants de la fin de semaine.

Et vous, quelle est votre version familiale de la fricassée ? Partagez-moi vos recettes ! Votre recette pourrait être mise à l’honneur !

Recette : Fricassée du lundi[1]

Recette pour huit personnes.

Ingrédients[2]

  • 4 tasses de cubes de restants de viande cuite (bœuf, porc, poulet, dinde, selon ce qui est disponible).
  • 4 c. à soupe d’huile végétale (pour la cuisson : 2 fois 2 c. à soupe).
  • 1 c. à thé de vinaigre de cidre.
  • ¼ de tasse de farine de blé.
  • 2 oignons moyens.
  • 1 gousse d’ail émincée.
  • 4 carottes moyennes grattées.
  • 8 pommes de terre moyennes épluchées ou grattées si ce sont des patates nouvelles.
  • 1 rutabaga (navet jaune) épluché.
  • 4 branches de céleri avec un peu de feuilles.
  • Fines herbes (1 c. à thé de sauge, de marjolaine et de thym ainsi qu’une feuille de laurier).
  • 2 c. à soupe d’épaississant à sauce (Bisto) ou 2 c. à soupe de farine mélangée à 1 c. à soupe de beurre.
  • 1 litre de bouillon de légumes ou de poulet.
  • Sel et poivre.

Accessoires

  • 1 grand poêlon.
  • 1 faitout avec un couvercle.
  • 1 planche à découper.
  • 1 couteau.
  • 1 cuillère de bois.
  • 1 cuillère à soupe.
  • 1 cuillère à thé.
  • 1 tasse à mesurer.

Directives

  1. Couper tous les légumes et les viandes (4 tasses) déjà cuites en cubes ou morceaux d’environ 2 cm.
  2. Faire chauffer, dans un poêlon, 2 c. à soupe d’huile et y faire dorer les cubes de viande sur feu moyen en brassant sans cesse pour que la viande ne colle pas au fond du poêlon.
  3. Saupoudrer d’un quart de tasse de farine de blé, ajouter sel et poivre, et brasser pour bien enrober les morceaux de viande.
  4. Verser, lorsque le tout est bruni (y compris le fond du poêlon!), la moitié du bouillon (500 ml) et 1 c. à thé de vinaigre de cidre dans le poêlon.
  5. Gratter le fond pour tout déglacer.
  6. Laisser mijoter trois minutes et retirer du feu.
  1. Émincer une gousse d’ail et deux oignons moyens.
  2. Faire chauffer, dans un faitout, 2 c. à soupe d’huile et y faire dorer à feu doux les oignons et l’ail émincé.
  3. Ajouter tous les légumes coupés en cubes et brasser pour enrober les légumes du mélange d’oignons, d’ail et d’huile.
  4. Cuire sur feu moyen en brassant sans cesse pendant 5 minutes.
  5. Émincer la sauge, le thym, la marjolaine.
  6. Ajouter les fines herbes (sauge, thym, marjolaine et la feuille de laurier entière).
  7. Brasser pour bien les répartir parmi les autres ingrédients. Les sucs de légumes doivent brunir légèrement au fond du faitout.
  8. Verser la deuxième moitié du bouillon (500 ml).
  9. Ajouter, par petits morceaux, le mélange de 2 c. à soupe de farine mélangée à 1 c. à soupe de beurre ou 2 c. à soupe de Bisto délayé dans l’eau et bien mélanger.
  10. Ajouter le mélange de viande et bien mélanger dans le faitout.
  11. Ajouter de l’eau pour avoir assez de liquide afin de couvrir le tout.
  12. Rajouter le sel et le poivre au goût.
  13. Couvrir et laisser mijoter sur feu doux pendant 30 à 40 minutes ou jusqu’à ce que les rutabagas soient tendres. Ce légume est le plus long à cuire.
  14. Servir le tout dans une assiette creuse avec une belle tranche de pain de ménage beurrée pour bien essuyer le fond de l’assiette.

[1] Recette de Christiane Robidoux. Sa mère faisait de la fricassée le lundi avec les restants de la fin de semaine.

[2] Tous les produits utilisés, dans le cadre de l’atelier, proviennent du marché d’alimentation écoresponsable À saveur locale, point de vente de fermes lanaudoises certifiées biologiques ou respectueuses de la santé de la terre.

L’atelier en photos

Sauts interculturels – Rencontre autour de la marelle, la corde à danser et l’élastique

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