Biographie

Né à Montréal le 23 mars 1965, Daniel Perron est considéré comme l’« Obélix de la chanson traditionnelle ». Il est tombé dans la potion lorsqu’il était petit. Sa mère agit comme mentor et lui transmet la majorité de son répertoire. Dès 1994, Daniel se produit sur scène, notamment, avec La Souvenance traditionnelle, Héritage familial et Grav’Ô Portes.

Daniel est en contact avec sa région d’adoption dès son jeune âge. Son grand-père, son oncle et, plus tard, ses parents, possèdent un chalet à Saint-Jean-de-Matha. Lui-même y réside depuis 1980. Dès l’adolescence, Daniel exerce plusieurs métiers (classeur de bois franc dans un moulin à scie, agent de sécurité) avant d’être directeur d’usine pour une compagnie de portes et fenêtres, un poste qu’il occupe depuis 17 ans.

Apprentissage et transmission

À son retour  de l’école, Daniel entend toujours sa mère (Thérèse Côté) chanter. Le petit Daniel l’écoute et mémorise ses chansons. Pour l’aider, sa mère les recommence et il chante avec elle. La transmission étant uniquement à l’oral, Daniel développe une technique de mémorisation par des images mentales. « J’ai toujours visualisé mes chansons. » Il voit les personnages de sa chanson comme dans un roman. Quand il chante, il voit sa mère, ensuite, il se voit chanter avec elle, et il revient à l’histoire de la chanson. Son truc : garder le focus et voir son film dans sa tête. Daniel peut chanter cinq à quinze fois, en ligne, la même chanson pour la mémoriser.

Daniel Perron se souvient des fêtes spontanées, avec les membres de sa famille, au camp familial de Saint-Jean-de-Matha. Tous les enfants vont se coucher en haut, tandis que le party vire en bas. Des chansons à répondre se font entendre une à la suite de l’autre. Le petit Daniel se sauve de sa couchette pour écouter les plus vieux. Son oncle Jean-Claude l’aperçoit assis dans les marches et lui demande de chanter des chansons. Il a sept ans et a la chance de participer à la veillée des adultes. Privilégié, il écoute et mémorise tout : « J’enregistrais pas juste la chanson. J’enregistrais les faits, les mimiques, la passion qu’i[ls] avaient de chanter, la façon de faire, de gesticuler, de vivre leur folklore. »

Très jeune, Daniel pratique la chanson traditionnelle intensément. Au début de l’adolescence, son intérêt dévie vers Offenbach, Paul Piché et Robert Charlebois. À ce moment, il lui manque quelque chose, comme s’il avait une grande soif. À 16 ans, l’amour du folklore lui revient de plein fouet. Sa mère l’amène, alors, à se surpasser. À cet instant, la fusion s’opère. Il assimile d’innombrables chansons. Elles s’imprègnent toutes dans sa mémoire. Daniel Perron continue toujours à multiplier son répertoire.

La transmission de son héritage familial passe beaucoup par la diffusion de ses albums. Quelques groupes et artistes ont repris de ses chansons. Dans la famille, son fils Dany est sa principale relève. Il connaît une centaine de chansons de son répertoire. Ses neveux et nièces chantent également de ses chansons.

Contexte de pratique

Daniel commence à chanter devant public dans une cabane à sucre à l’âge de cinq ans avec une chanson énumérative, Mon père n’a plus que 5 poulets. Plus de 75 personnes sont rassemblées à cette occasion. Après avoir chanté sa chanson, les gens, en arrière, disent : « On l’a pas entendu. On l’ voit pas. » Sa mère prit aussitôt une chaise et mit Daniel au milieu de la place, debout sur la chaise. Suite à cette première expérience, les gens lui demandent de chanter à nouveau sa chanson. Sa mère lui dit : « Il faut que t’en apprenne d’autres là. » Il apprend donc des chansons caractéristiques de ses parents : Dimanche à la veillée, Sur la rue Saint-Urbain, J’ai descendu à l’ombre.

Toutes les occasions sont bonnes pour chanter : épluchettes, noces, fêtes calendaires, etc. Les temps des Fêtes de sa jeunesse sont imprégnés dans sa tête comme un film. Sa grand-mère maternelle habite un logement 3½ à Montréal où elle reçoit sa famille (35 personnes) pour le dîner du jour de l’An. Après le repas, « ça enlevait les tables, les bottes dans le bain, les manteaux sur le lit, ça faisait une montagne. » Ensuite, les chaises sont placées en cercle (ou ovale) dans la cuisine et dans le salon.

La chanson traditionnelle se pratique exclusivement en famille. Daniel se plait à revoir sa mère et sa parenté heureuses de chanter. Un jour, il se dit : « Moi aussi, j’ai le droit. J’aimerais ça bien feeler comme ça. Veux, veux pas, tu te déhanches un peu pis tu tapes du pied pis tu réponds aux chansons. » Pour lui, la pratique de la chanson traditionnelle est beaucoup plus que du plaisir. Elle représente des souvenirs familiaux, son enfance et la vie de sa parenté. « C’est plus qu’un amour, c’est une passion, un mode de vie. »

Aujourd’hui, Daniel chante à l’occasion du temps des fêtes, de soirées familiales, de baptêmes, autour d’un feu de camp, pendant des trajets en automobile avec son fils et, bien sûr, en concert. Daniel Perron se produit sur scène dans de nombreux festivals et événements de tout genre à travers le Québec et l’Ontario, avec les groupes La souvenance traditionnelle, Héritage familial et Grav’Ô Portes.

Répertoire

Daniel Perron estime son répertoire à près de 500 chansons. Parmi celles-ci, de 200 à 300 chansons proviennent du répertoire familial. Son grand-père, Paul Côté, revient des chantiers avec les poches pleines de chansons. Ses arrière-grands-parents Bazinet possèdent aussi un imposant répertoire. Daniel puise également des chansons auprès de sa belle-famille.

Daniel est attiré par les chansons, lente ou dynamique, qui ont de la vie, une histoire à raconter. Par exemple, La complainte du jour de l’An, une chanson de table qui rappelle la force des liens familiaux, l’éloignement des mauvais sorts de la dernière année et la chance d’en avoir une meilleure. Elle est chantée, en trio, par sa mère, sa grand-mère et son arrière-grand-mère, et maintenant par lui, à tous les repas du jour de l’An.

Interprétation

La pratique de la chanson traditionnelle de Daniel Perron est ritualisée par des gestes lui permettant de demeurer ancré dans ses racines familiales. Avant de chanter, Daniel repasse toujours le début de sa chanson et pense à la personne de qui il l’a apprise. Pour lui, c’est une marque de reconnaissance, de respect et de confiance. Ses prédécesseurs l’habitent et lui donne la confiance dont il a besoin pour chanter ses chansons.

Au début de l’âge adulte, Thérèse Côté (sa mère) lui prodigue plusieurs conseils d’interprétation : « Vie tes chansons, vie tes émotions, rentre dans ton texte. […] Une chanson à répondre, c’est comme l’eau qui coule dans un ruisseau. Empêche pas l’eau de couler, pis laisse-la couler, pis suit le courant. »

Daniel chante debout, en bougeant, en dansant et en mimant ses chansons. Il a besoin de voir le monde, exactement comme sa mère. « Ma mère vie à travers moi. Je l’ai appris de même. »

Faits marquants de sa carrière

Daniel Perron débute une carrière en chanson traditionnelle grâce à sa rencontre avec Jean-Claude Mirandette et Jean-Paul Loyer. Les deux acolytes invitent Daniel à participer à un spectacle de la Saint-Jean-Baptiste, en 1994, au Parc Bosco devant huit à dix milles personnes. Plusieurs artistes participent à ce spectacle : Jean-Claude Mirandette, Jean-Paul Loyer, Gaston Lepage, Éric Beaudry et Denis Violetti. À ce moment, il pogne la piqûre. Jean-Claude et Jean-Paul lui propose de faire un album (Héritage familial, 1996).

L’amorce de sa carrière de chanteur coïncide avec les débuts du Festival Mémoire et Racines. À l’été 1996, il est invité à participer aux ateliers de chanson du festival. À une édition subséquente, il prend part à un atelier en « Hommage à Gilles Cantin ». Sa carrière est lancée. Par la suite, il forme les groupes La Souvenance traditionnelle, Héritage familial et Grav’Ô Portes (actif depuis 2006). En 23 ans de métier, il participe à la production de sept albums et enregistre plus de 80 chansons. Il souhaite que ce répertoire inspire la relève.

Un fait est à noter dans sa carrière. Daniel Perron remporte le Grand championnat canadien de chanson à répondre, à Noelville (près de Sudbury, Ontario), en 1998, avec la chanson Tiens ben le robinet. Il se fait accompagner par les musiciens de La Souvenance traditionnelle, Rémi Laporte et Martin Lévesque, avec lesquels il est en tournée.

Sa mère lui a toujours dit d’atteindre les gens en se donnant à 100 % et en vivant son folklore avec son cœur : « Ta voix, il faut qu’elle sorte de ton cœur, de tes entrailles. Ta passion, partage-la. » C’est ce qu’il fait.

« Ma mère, c’était tout un monument. »

J’ai rédigé cet article dans le cadre d’un projet sur « La pratique de la chanson traditionnelle dans le nord de Lanaudière » du Centre régional d’animation du patrimoine oral de Lanaudière. Une synthèse de ce texte est diffusé au Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

Répertoire – Enregistrements sonores

Cliquez sur le lien ci-bas pour entendre ses chansons.

 

Le Centre régional d’animation du patrimoine oral de Lanaudière (CRAPO) a dévoilé vendredi dernier un important projet de mise en valeur de la Pratique de la chanson traditionnelle dans le nord de Lanaudière. Le projet comprend une fiche mettant en lumière cette pratique et sept fiches sur des chanteurs et chanteuses porteurs(euses) de cette forme d’expression culturelle significative pour les Lanaudois, soit Yves Marion, Daniel Perron, Jean-Claude Martial, Marielle Aumont, Clémence Gagné, Anthime Beauséjour et Claire Durand. Le CRAPO a mis à l’honneur des enregistrements réalisés par Éric Beaudry et Michel Bordeleau en 2004 et 2006 auprès de quatre chanteurs.

Philippe Jetté a collaboré à cette initiative à titre de collecteur et de rédacteur. C’est lui qui a rédigé la fiche principale du projet ainsi que celles sur Yves Marion, Daniel Perron et Jean-Claude Martial, en plus d’avoir réalisé des entrevues auprès de ces derniers. Au total, 70 chansons sont maintenant disponibles sur le Répertoire du patrimoine culturel du Québec grâce à l’initiative du CRAPO.

Consultez le projet en cliquant ICI.

 

Je vous présente quelques expressions entendues de mes proches ou notées lors de rencontres avec des porteurs de traditions en Nouvelle-Acadie dans Lanaudière.

Expressions de la Nouvelle-Acadie

  • Une jument ben attelée, ça vaut ben un étalon (Inf. Block Mireault, 49 ans, Ste-Marie-Salomé, 2010) : en parlant de sa femme qui travaillait fort.
  • C’est l’ yâbe qui bat sa femme pour avoir des crêpes : Quand le tonnerre tonne sans pluie (Inf. Patricia Pauzé, Saint-Jacques, 37 ans, 2010).
  • Graffigner dans l’brancard : Ça devait choquer, révolter le monde. Ex. : Wilfrid Gaudet mangeait du steak parce qu’il avait des problèmes de santé. Les autres d’vaient graffigner dans l’brancard. (Inf : Gisèle Ricard (petite-fille de W. Gaudet), Grand rang, St-Jacques, 2010).
  • Chi l’bœuf, on va mettre d’la paille : expression dite à une personne ayant lâchée un pet. Entendue de son oncle Florent Jetté (Inf. Normand Jetté, 63 ans, St-Jacques, 10/12/2010).
  • Le soleil se couche d[ans] un banc : Se dit lorsque le soleil se couche derrière (dans) les nuages. Cela veut dire qu’il mouillera ou qu’il ne fera pas beau le lendemain. (Ginette Brisson, 59 ans, 19 juin 2011. Apprise de ses parents.)
  • T’es noir comme le d’ssus du poêle : Se dit d’une personne qui a le visage barbouillé noir. (Normand Jetté, 63 ans, 19 juin 2011)
  • Il fait noir comme su l’ loup : Se dit la nuit tombé lorsqu’il n’y a ni lune ni étoile. (Rosaire et Normand Jetté, 86 et 63 ans)
  • Les yeux d’une chatte qui pisse dans le son : Une fille qui a les yeux cochons. (Inf. : un homme demeurant à L’Assomption que mes parents ont rencontré à Montréal le 6 janvier 2010. Il avait appris cette expression de son ex-femme de St-Liguori.)
  • I[ls] jappent après la lune : Les gars de Crabtree disait ça en parlant du monde de Ste-Marie, en voulant dire que c’est loin. (Inf. Michel Landry, 59 ans, Crabtree, 01/01/2011)
  • Le vent d’nord, qui vienne du bord qui voudra, yé toujours frette. (Inf. Maurice Mireault, apprise de Alphonse Richard)
  • En y l’vant l’cul : Clérinda Jetté (sœur de Léonidas) disait ça en levant son verre de whisky. (Inf. : Normand Jetté)
  • Oh ! Le plafond est bas, il va mouiller : Quand le ciel devient noir et que l’orage s’en vient. (Inf. : Mélanie Boucher, 41 ans, 2020-02-02)
  • Les oreilles en porte de grange : Quelqu’un ayant des grandes oreilles. (Inf. : Mélanie Boucher, 41 ans, 2020-02-02)
  • Fais pas ton Thomas : Quelqu’un qui croit rien. (Inf. : Mélanie Boucher, 41 ans, 2020-02-02)

Partagez-moi vos meilleurs expressions ! Et leurs significations.

Trois cultures et trois traditions culinaires se sont rencontrées le temps d’un atelier de partage et de transmission de pain banique atikamekw, de galette de sarrasin québécoise et d’arepas colombien. Cet événement s’est déroulé le mercredi 23 octobre 2019 au Pavillon de la rivière dans le cadre du projet « Joliette, au cœur des traditions » de la Ville de Joliette, en partenariat avec le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière et le CRÉDIL.

Des citoyens joliettains ont partagé des recettes traditionnelles et la culture de leur milieu d’origine ainsi que des trucs pour bien les réussir. Les participants ont même fait leur propre banique!

Minic Petiquay, du Centre d’amitié, a transmis la banique apprise de sa mère, de sa grand-mère et d’aînés de Manawan. Yolande Desmarais a partagé la recette de galette de sarrasin de sa tante Bibiane. Finalement, Elisabeth Marino et Pablo Emilio Vergara, accompagnés de Laura Vergara du CRÉDIL, ont démontré deux recettes d’arepas provenant de deux régions différentes de la Colombie.

Recettes, photos et vidéos

Expérimentez les recettes et partagez-moi vos commentaires !

Photos de l’atelier

Arepas d’Antioquia

Recette d’Elisabeth Marino, apprise de sa mère et de sa grand-mère.

Les arepas peuvent être servis au déjeuner accompagnés d’œufs brouillés, de saucisses, de bacon, de chorizo ou des restants de la veille. L’arepas sert d’accompagnement le midi et comme repas léger le soir. Une boisson chaude accompagne souvent les arepas, comme un café ou un chocolat chaud le matin ou le soir pour se réchauffer.

Cette recette donne sept arepas.

Ingrédients

  • Farine de maïs P.A.N.
  • Fromage à râper.
  • Sel.
  • Eau.

Accessoires

  • 1 grand bol.
  • 1 petit bol.
  • 1 grille.
  • 1 assiette.
  • 1 sac de plastique.
  • 1 planche à découper.

Directives

  1. Verser 2 tasses de farine de maïs dans un bol.
  2. Faire chauffer de l’eau jusqu’à ce qu’elle soit tiède.
  3. Ajouter une tasse d’eau tiède à la farine et pétrir la pâte.
  4. Ajouter de l’eau et pétrir la pâte jusqu’à la texture désirée pour bien l’hydrater.
  5. Faire une boule et rouler la pâte avec les mains.
  6. Mettre la boule de pâte à l’intérieur d’un sac de plastique et aplatir à l’aide d’une planche à découper.
  7. Tailler la pâte en rond à l’aide d’un petit bol.
  8. Faire chauffer une grille sur le rond de poêle à feu élevé.
  9. Cuire l’arepas sur une grille à feu moyen jusqu’à ce qu’il soit doré, ensuite retourner et poursuivre la cuisson.
  10. Beurrer l’arepas, ajouter du sel, du fromage, des œufs brouillés ou des saucisses en tranche ou du jambon (facultatifs, au goût) et manger.

Vidéo

Recette d’arepas de la région des Andes

Recette de Pablo Emilio Vergara, apprise de sa mère et de sa tante. M. Vergara est originaire de Bogota.

Les arepas peuvent être servis au déjeuner accompagnés d’œufs brouillés, de saucisses, de bacon ou de chorizo. L’arepas sert d’accompagnement le midi et comme repas léger le soir. Une boisson chaude accompagne souvent les arepas, comme un café ou un chocolat chaud le matin ou le soir pour se réchauffer.

Cette recette donne dix arepas.

Ingrédients

  • Farine de maïs P.A.N.
  • Beurre.
  • Fromage à râper.
  • Sucre.
  • Sel.
  • Eau

Accessoires

  • 1 bol.
  • 1 râpe.
  • 1 poêle avec couvercle.
  • 1 assiette.

Directives

  1. Verser 500 grammes de farine de maïs dans un bol.
  2. Ajouter ½ cuillère à soupe de sel et 1 cuillère à soupe de sucre.
  3. Mélanger les ingrédients.
  4. Ajouter 1/8 de tasse de beurre.
  5. Mélanger tous les ingrédients et défaire les mottons.
  6. Ajouter 2 tasses d’eau tiède.
  7. Ajouter 1 cuillère à soupe d’huile végétale.
  8. Pétrir la pâte jusqu’à ce qu’elle ne soit ni trop sèche, ni trop humide.
  9. Râper environ 270 grammes de fromage.
  10. Faire une boule de pâte et la rouler avec les mains.
  11. Creuser la boule de pâte pour faire une coquille.
  12. Ajouter du fromage à l’intérieur de la coquille.
  13. Fermer la coquille en l’aplatissant doucement avec les mains. Éviter de créer des fissures.
  14. Faire tourner, aplatir et arrondir l’arepas avec les doigts.
  15. Faire chauffer une poêle à intensité élevé.
  16. Cuire les arepas (5 à 6) dans une poêle à feu moyen et couvrir.
  17. Tourner les arepas lorsque dorés.
  18. Servir et manger.

Vidéo

Pain banique atikamekw

Recettes de Minic Petiquay et de Thérèse Quitich, du Centre d’amitiés autochtones de Lanaudière.

Ingrédients

  • Farine tout usage.
  • Eau
  • Poudre à pâte.
  • Sel.
  • Raisins secs [facultatif].
  • Mélasse [facultatif].

Accessoires

  • 1 bol.
  • 1 verre.
  • 1 cuillère à soupe.
  • 1 moule ou 1 poêlon.
  • Beurre ou huile végétale.

Directives [cuisson dans le four]

  1. Faire tremper les raisins secs dans l’eau pendant une à deux heures (si vous faites la version avec les raisins secs seulement) [facultatif].
  2. Préchauffer le four à 350
  3. Verser de la farine dans un bol.
  4. Creuser un trou avec vos mains au milieu de la farine.
  5. Verser du sel dans le creux de votre main et le mettre dans le trou.
  6. Ajouter deux cuillères à soupe de poudre à pâte[1].
  7. Brasser les ingrédients ajoutés avec la farine du milieu.
  8. Verser la mélasse dans un verre d’eau avec les raisins secs, s’il y a lieu. [facultatif]
  9. Verser l’eau froide par petite dose et brasser jusqu’à la consistance souhaitée.
  10. Pétrir la pâte.
  11. Graisser un moule avec du beurre et mettre la banique dedans.
  12. Faire cuire la banique au four environ 1 h ou jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée.
  13. Ramollir la banique.
    • Mettre du beurre sur la banique à la fin de la cuisson pour ramollir la pâte ou humidifier un linge et abrier la banique.
    • Attendre 15 minutes.
  14. Manger la banique[2] avec du beurre.
  15. Récupérer la farine restante et la passer au tamis.

Directives [cuisson dans la poêle]

  1. Faire tremper les raisins secs dans l’eau pendant une à deux heures (si vous faites la version avec les raisins secs seulement) [facultatif].
  2. Verser de la farine dans un bol.
  3. Creuser un trou avec vos mains au milieu de la farine.
  4. Verser du sel dans le creux de votre main et le mettre dans le trou.
  5. Ajouter deux cuillères à soupe de poudre à pâte[3].
  6. Brasser les ingrédients ajoutés avec la farine du milieu.
  7. Verser la mélasse dans un verre d’eau froide avec les raisins secs, s’il y a lieu. [facultatif]
  8. Verser l’eau froide par petite dose et brasser jusqu’à la consistance souhaitée.
  9. Pétrir la pâte.
  10. Chauffer la poêle à feu élevé.
  11. Graisser la poêle avec du beurre.
  12. Faire cuire la banique à feu moyen. Ajuster la température au besoin pour qu’elle ne cuise pas trop vite.
  13. Brasser la poêle de temps en temps.
  14. Revirer la banique régulièrement avec ses mains, en mettant de la farine sur nos mains pour éviter qu’elle colle après la peau.
  15. Ramollir la banique[4].
    • Mettre du beurre dessus à la fin de la cuisson pour ramollir la pâte ou humidifier un linge et abrier la banique.
    • Attendre 15 minutes.
  16. Manger la banique[5] avec du beurre.
  17. Récupérer la farine restante et la passer au tamis.

[1] Deux cuillérées peuvent faire quatre baniques.

[2] La banique accompagne aussi les repas à base de gibier.

[3] Deux cuillérées peuvent faire quatre baniques.

[4] Autrefois, la banique était ramollie dans un sac de farine.

[5] La banique accompagne aussi les repas à base de gibier.

PHOTOS


VIDÉOS

Galette de sarrasin de ma tante Bibiane[1]

[1] Recette de Bibiane Deslauriers, tante maternelle de Yolande Desmarais de Joliette qui l’a transmise à Philippe Jetté dans le cadre du projet Joliette, au cœur des traditions de la Ville de Joliette.

Ingrédients

  • Farine de sarrasin.
  • Deux œufs.
  • Lait.
  • Poudre à pâte.
  • Graisse Crisco.
  • Beurre.
  • Mélasse.

Accessoires

  • 2 bol à mélanger.
  • 1 fouet.
  • 1 poêle en fonte.
  • 1 spatule.
  • 1 louche.
  • Tasse à mesurer.
  • Papier ciré.

Directives

  1. Verser 2 ¼ tasses de farine de sarrasin dans un bol à mélanger.
  2. Ajouter 2 cuillères à thé de poudre à pâte.
  3. Ajouter 1/2 cuillère à thé de soda à pâte.
  4. Brasser le mélange des ingrédients secs.
  5. Casser  et battre deux œufs dans un deuxième bol à mélanger.
  6. Verser les oeufs battus aux mélanges de farine de sarrasin.
  7. Ajouter du lait pour éclaircir jusqu’à ce que le mélange devienne clair comme de la pâte à gâteau.
  8. Vérifier la consistance et ajuster en ajoutant du lait ou de l’eau.
  9. Laisser reposer le mélange 15 minutes.
  10. Éclaircir le mélange avec du lait ou de l’eau, au besoin.
  11. Chauffer une poêle en fonte à feu moyen-élevé.
  12. Graisser la poêle avec de la graisse Crisco[2].
  13. Verser le mélange, à l’aide d’une louche, sur la poêle chaude et l’étendre en rond.
  14. Virer la galette de bord lorsqu’elle fait « des yeux » (des trous, des bulles).
  15. Servir avec du beurre ou de la mélasse.[3]

[2] [Une couenne de lard est souvent utilisée pour graisser la poêle de fonte.]

[3] Yolande Desmarais mange ses deux premières galettes avec du beurre et les suivantes avec de la mélasse. [Plusieurs personnes servent la galette de sarrasin avec du sirop d’érable.]

PHOTOS

VIDÉOS

La recette de la fricassée du lundi a été partagée par Christiane Robidoux aux participants des Ateliers de transmission de savoir-faire de la Ville de Joliette dans le cadre du projet « Joliette, au coeur des traditions », en collaboration avec Philippe JettéL’atelier s’est tenu le mercredi 9 octobre 2019 au Pavillon de la rivière de Joliette. Mme Robidoux tient cette recette de sa mère qui faisait de la fricassée le lundi avec les restants de la fin de semaine.

Et vous, quelle est votre version familiale de la fricassée ? Partagez-moi vos recettes ! Votre recette pourrait être mise à l’honneur !

Recette : Fricassée du lundi[1]

Recette pour huit personnes.

Ingrédients[2]

  • 4 tasses de cubes de restants de viande cuite (bœuf, porc, poulet, dinde, selon ce qui est disponible).
  • 4 c. à soupe d’huile végétale (pour la cuisson : 2 fois 2 c. à soupe).
  • 1 c. à thé de vinaigre de cidre.
  • ¼ de tasse de farine de blé.
  • 2 oignons moyens.
  • 1 gousse d’ail émincée.
  • 4 carottes moyennes grattées.
  • 8 pommes de terre moyennes épluchées ou grattées si ce sont des patates nouvelles.
  • 1 rutabaga (navet jaune) épluché.
  • 4 branches de céleri avec un peu de feuilles.
  • Fines herbes (1 c. à thé de sauge, de marjolaine et de thym ainsi qu’une feuille de laurier).
  • 2 c. à soupe d’épaississant à sauce (Bisto) ou 2 c. à soupe de farine mélangée à 1 c. à soupe de beurre.
  • 1 litre de bouillon de légumes ou de poulet.
  • Sel et poivre.

Accessoires

  • 1 grand poêlon.
  • 1 faitout avec un couvercle.
  • 1 planche à découper.
  • 1 couteau.
  • 1 cuillère de bois.
  • 1 cuillère à soupe.
  • 1 cuillère à thé.
  • 1 tasse à mesurer.

Directives

  1. Couper tous les légumes et les viandes (4 tasses) déjà cuites en cubes ou morceaux d’environ 2 cm.
  2. Faire chauffer, dans un poêlon, 2 c. à soupe d’huile et y faire dorer les cubes de viande sur feu moyen en brassant sans cesse pour que la viande ne colle pas au fond du poêlon.
  3. Saupoudrer d’un quart de tasse de farine de blé, ajouter sel et poivre, et brasser pour bien enrober les morceaux de viande.
  4. Verser, lorsque le tout est bruni (y compris le fond du poêlon!), la moitié du bouillon (500 ml) et 1 c. à thé de vinaigre de cidre dans le poêlon.
  5. Gratter le fond pour tout déglacer.
  6. Laisser mijoter trois minutes et retirer du feu.
  1. Émincer une gousse d’ail et deux oignons moyens.
  2. Faire chauffer, dans un faitout, 2 c. à soupe d’huile et y faire dorer à feu doux les oignons et l’ail émincé.
  3. Ajouter tous les légumes coupés en cubes et brasser pour enrober les légumes du mélange d’oignons, d’ail et d’huile.
  4. Cuire sur feu moyen en brassant sans cesse pendant 5 minutes.
  5. Émincer la sauge, le thym, la marjolaine.
  6. Ajouter les fines herbes (sauge, thym, marjolaine et la feuille de laurier entière).
  7. Brasser pour bien les répartir parmi les autres ingrédients. Les sucs de légumes doivent brunir légèrement au fond du faitout.
  8. Verser la deuxième moitié du bouillon (500 ml).
  9. Ajouter, par petits morceaux, le mélange de 2 c. à soupe de farine mélangée à 1 c. à soupe de beurre ou 2 c. à soupe de Bisto délayé dans l’eau et bien mélanger.
  10. Ajouter le mélange de viande et bien mélanger dans le faitout.
  11. Ajouter de l’eau pour avoir assez de liquide afin de couvrir le tout.
  12. Rajouter le sel et le poivre au goût.
  13. Couvrir et laisser mijoter sur feu doux pendant 30 à 40 minutes ou jusqu’à ce que les rutabagas soient tendres. Ce légume est le plus long à cuire.
  14. Servir le tout dans une assiette creuse avec une belle tranche de pain de ménage beurrée pour bien essuyer le fond de l’assiette.

[1] Recette de Christiane Robidoux. Sa mère faisait de la fricassée le lundi avec les restants de la fin de semaine.

[2] Tous les produits utilisés, dans le cadre de l’atelier, proviennent du marché d’alimentation écoresponsable À saveur locale, point de vente de fermes lanaudoises certifiées biologiques ou respectueuses de la santé de la terre.

L’atelier en photos