Le projet Samedi soir à Saint-Dilon et autres trudeleries de Garçons à marier continue de faire parler de lui.

Nous sommes heureux de souligner que Radio-Canada s’est intéressée à notre démarche dans un récent reportage diffusé à l’émission Bonjour la Côte, consacré à Odilon Carbonneau, le véritable « Saint-Dilon » de Natashquan, figure marquante du patrimoine musical québécois.

À travers ce projet, nous revisitons des œuvres tirées des archives du Fonds Jean Trudel, en proposant une rencontre entre mémoire, musique et création vivante. La première capsule met notamment à l’honneur Odilon Carbonneau, violoneux dont le jeu et l’univers ont inspiré la célèbre chanson La danse à Saint-Dilon de Gilles Vigneault.

Voir ce travail relayé par un média d’envergure nationale représente une belle reconnaissance, non seulement pour notre trio, mais aussi pour l’importance de faire vivre et circuler le patrimoine oral québécois auprès des publics d’aujourd’hui.

Ce reportage rappelle à quel point les archives sonores ne sont pas figées dans le passé : elles peuvent encore inspirer, émouvoir et nourrir de nouvelles créations.

🎧 Écouter le reportage de Radio-Canada :
Odilon Carbonneau reprend vie à travers Garçons à marier

Entre mémoire, musique et imaginaire québécois, Garçons à marier revisite des œuvres du répertoire traditionnel enregistrées dans les années 1970

Le nom mythique de « Saint-Dilon », immortalisé par Gilles Vigneault dans La danse à Saint-Dilon, inspire le nouveau projet du trio lanaudois Garçons à marier, dévoilé aujourd’hui à travers une première capsule vidéo d’une série de trois inspirée du Fonds Jean Trudel.

Intitulé Samedi soir à Saint-Dilon et autres trudeleries, le projet propose une rencontre entre archives sonores, interprétation actuelle et patrimoine musical vivant québécois. Les capsules ont été réalisées à l’Espace culturel Jean-Pierre Ferland de Saint-Norbert. Elles présentent des œuvres issues du répertoire de porteurs de tradition québécois recueillis par Jean Trudel dans les années 1970.

À travers ce projet, Garçons à marier signe des interprétations et des arrangements originaux captés en direct, dans une approche qui conjugue respect des sources, sensibilité artistique et diffusion contemporaine du patrimoine oral francophone.

Trois porteurs de tradition à l’honneur

Le projet met à l’honneur trois porteurs de tradition issus de différentes régions du Québec :

  • Odilon Carbonneau, le véritable « Saint-Dilon », violoneux de Natashquan ayant inspiré l’univers de La danse à Saint-Dilon de Gilles Vigneault. Garçons à marier revisite ici le Reel à Aristide et l’Air à Rosalie, tirés d’une veillée de danse chez Jean-Pierre Vigneault en 1975;
  • Thomas Deschênes, violoneux de Saint-Gabriel-de-Rimouski, est représenté par une pièce dont la première partie rappelle Reel du violon monté en vielle, enregistré au Festival Ethno Québec de 1974. La seconde s’inspire de Great Eastern et Mason’s Apron;
  • Antonio Bazinet, violoneux et chanteur originaire de Sainte-Lucie-des-Laurentides, est mis à l’honneur avec Si j’avais 500 pistoles (Le cou de ma bouteille), chanson enregistrée au Festival Ethno Québec de 1974.

Une démarche de création enracinée dans les archives

Pensé comme une relecture actuelle du patrimoine sonore québécois, le projet s’inscrit dans la démarche artistique de Garçons à marier : faire circuler la musique traditionnelle québécoise auprès des publics d’aujourd’hui dans une approche vivante, incarnée et résolument actuelle.

« Ces archives portent une richesse musicale et humaine exceptionnelle. À travers ce projet, nous voulions mettre à l’honneur des personnages culturels importants du Québec — parfois emblématiques, parfois méconnus — en faisant réentendre leur musique à travers notre univers musical et nos arrangements. »
— Philippe Jetté, membre de Garçons à marier

Les capsules ont été réalisées avec la collaboration de Jean-Michel Roch à la prise de son et au mixage, ainsi qu’Olivier Arseneault à la captation vidéo et au montage. Le projet a bénéficié du soutien de plusieurs partenaires. Parmi eux figurent le Conseil québécois du patrimoine vivant, le Connaught Fund (Community Partner Research Program) de l’Université de Toronto, le C.R.A.P.O. de Lanaudière et la Municipalité de Saint-Norbert.

Une plongée dans les veillées québécoises

En revisitant ces œuvres, Garçons à marier ravive une fenêtre sur les veillées de danse, les violoneux et les chanteurs qui ont profondément marqué l’histoire culturelle et l’imaginaire québécois.

Porté par le violon, l’accordéon, le banjo, la guitare, la podorythmie, la guimbarde et le chant, le trio développe une approche enracinée dans la tradition tout en affirmant une signature artistique distinctive.

Où voir les capsules

La première capsule vidéo de Samedi soir à Saint-Dilon et autres trudeleries est maintenant disponible sur la chaîne YouTube et les plateformes numériques de Garçons à marier.

Les deux autres capsules seront diffusées au cours des prochaines semaines. Les descriptions des capsules donnent aussi accès à des extraits des archives originales du Fonds Jean Trudel. Le public peut ainsi entendre directement les porteurs de tradition ayant inspiré le projet.

À propos de Garçons à marier

Originaire de Lanaudière, Garçons à marier est formé de Philippe Jetté, Gabriel Girouard et Jean Desrochers. Le trio propose une lecture vivante, sensible et actuelle du répertoire traditionnel québécois et acadien. Porté par une forte énergie scénique, il met en valeur la chanson et les airs instrumentaux issus du patrimoine oral francophone. Leur premier album, La dot, est paru en décembre 2024.

Information : www.garconsamarier.com