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Guide pour les municipalités

Vers une action municipale profitable

Le Conseil québécois du patrimoine vivant et le ministère de la Culture et des Communications ont dévoilé, cette semaine, un guide à l’intention des municipalités intitulé « Le patrimoine immatériel, pour la vitalité culturelle locale ». Cet outil explique aux administrations municipales (municipalités et MRC) le concept de patrimoine immatériel (vivant), en plus de donner des exemples d’actions pour soutenir le développement des éléments de la culture traditionnelle. Téléchargez le guide gratuitement en ligne !

Trois pratiques artisanales seront démystifiées

Le lundi 19 juin dernier, l’église de Saint-Norbert a accueilli une quarantaine de personnes avides de connaître les étapes à venir pour le projet culturel Pour la suite du geste… rassemblons-nous!, mis sur pied par la Municipalité régionale de comté (MRC) de D’Autray. Lors de trois consultations tenues en mai, plus de 50 savoir-faire en lien avec l’artisanat traditionnel avaient été identifiés par des citoyens.

Dès l’automne prochain, la population pourra prendre part à plusieurs activités de transmission de savoir-faire liées au tissage, au fléché et selon le terme traditionnel, au gossage de cup. En plus de favoriser leur connaissance, le but de la MRC derrière cette initiative est de créer et de rendre accessible des espaces de pratique et de transmission dans les trois pôles du territoire.

En premier lieu, les participants auront l’occasion d’être au fait des notions sur l’histoire de chaque pratique. Ensuite, il y aura présentation d’une série d’ateliers d’exploration et d’initiation. Pour le tissage et le fléché, les promoteurs prévoient s’associer avec des organismes du milieu. Pour ce qui est du gossage de cup, il s’agit d’une pratique identitaire principalement associée à la municipalité de Mandeville. Quelques artisans maîtrisant la technique sont encore actifs. Une cup est faite à partir de bois sculpté, dont les noeuds servent à former une anse, menant ensuite à l’apparence d’une tasse, d’où l’origine de son appellation familière. Les gens qui s’adonneront aux ateliers sauront identifier et recueillir les noeuds, affûter des gouges et concevoir une cup.

D’ici le déploiement des activités en septembre 2017, la MRC compte poursuivre sa quête de porteurs de tradition et identifier des actions de mobilisation rejoignant les gens de tout âge. L’idéation et le développement des outils de communication sont aussi à l’ordre du jour.

Vous souhaitez connaître les savoir-faire ciblés et les actions à venir de Pour la suite du geste… rassemblons-nous? Vous n’avez qu’à cliquer sur l’hyperlien suivant : Présentation du projet Pour la suite du geste… rassemblons-nous.

Pour la suite du geste… rassemblons-nous! est réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec et de la MRC de D’Autray dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel 2017. Philippe Jetté, médiateur culturel et intervenant en traditions vivantes assure également une collaboration.

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Source : Sébastien Proulx, agent de communication, MRC de D’Autray

Une soirée spéciale en guise de dévoilement

Plus de 50 personnes ont participé aux trois consultations publiques visant à planifier le projet « Pour la suite du geste… rassemblons-nous! ».

Des suites de trois consultations citoyennes, tenues au cours du mois de mai, la Municipalité régionale de comté (MRC) de D’Autray se dit prête à dévoiler les actions à venir en lien avec son projet Pour la suite du geste… rassemblons-nous! Plus de 50 participants y ont livré leurs opinions et leurs connaissances sous l’oreille attentive de Philippe Jetté, médiateur culturel et intervenant en traditions vivantes et Marie-Julie Asselin, agente de développement culturel de la MRC. Lire la suite

La parole est à Philippe Jetté | En canotant dans Lanaudière, tome 2

Philippe Jetté est un jeune homme qui a sur ses épaules et dans son coeur le patrimoine vivant, porteur des traditions, celles de la Nouvelle-Acadie, ce lieu de la région de Lanaudière qui rassemble les municipalités de Saint-Jacques, Saint Liguori, Saint Alexis et Sainte-Marie-Salomé, toutes fondées par des Acadiens de la déportation. Son but est donc de mettre en valeur la richesse collective de la Nouvelle-Acadie1 ainsi que les gens qui la portent et la transmettent. N’est-il pas notre troubadour contemporain dont nous sommes fiers? Mais sa vision et son engagement sont beaucoup plus grands…

« Je suis né dans le Ruisseau Saint-Georges, premières terres des Acadiens en Nouvelle-Acadie, à Saint-Jacques, une communauté fondée par des Acadiens de la déportation. Je suis cultivé en fonction du sol. Je suis Acadien, nous sommes Acadiens. C’est plus fort que moi, je dois cultiver le sol de mes ancêtres pour garder vivante notre mémoire collective, nos traditions. Plus le temps avance, plus j’ai espoir pour l’avenir. Je ne suis pas seul à prendre soin du sol. Ensemble, nous ferons fleurir cette belle et grande Nouvelle-Acadie.

Je m’intéresse aux pratiques traditionnelles pour ce qu’elles procurent. J’ai le sentiment d’être en continuité avec les porteurs de traditions qui me les ont transmises, mais aussi avec ceux qui les ont portées avant eux. Je colporte fièrement leurs danses, leurs chansons ou leurs airs de musique. Je me fais un ambassadeur de leur héritage. Évidemment, ça m’apporte beaucoup de plaisir. »

Exploration et mise en valeur des traditions de la Nouvelle-Acadie

« Mon projet vise à créer et à diffuser deux conférences-spectacles participatives; une destinée au jeune public (8-12 ans) et l’autre, au grand public. J’ai également comme objectif la présentation d’un atelier de transmission de chansons de tradition orale présentant le répertoire de la Nouvelle-Acadie. Pour ce faire, j’analyserai des textes de chansons afin de saisir, entre autres, le sens des paroles et leurs symboliques datant souvent du Moyen Âge. Ce processus permettra par ailleurs de poursuivre la documentation de la pratique de la chanson et de la musique traditionnelles auprès de porteurs de traditions et de détenteurs d’archives (enregistrement de veillées, etc.).

Mes conférences-spectacles et mon atelier de transmission, proposés dans les réseaux scolaires et bibliothèques ainsi que dans des lieux de diffusion de spectacles et de conférences, soutiendront ma démarche participative et inciteront les jeunes à s’ouvrir à un monde culturel et à une transmission de patrimoine. Ma présence sera constante dans Lanaudière et s’élargira dans différentes régions du Québec et dans le grand réseau acadien international. Je suis accompagné dans ma démarche par des maîtres québécois de la tradition orale et des arts de la scène : Michel Faubert, Robert Bouthillier, Danielle Martineau et Marie-Claire Séguin. »

Tout ce travail et cette implication se marient bien avec les 40 ans, cette année, du groupe Les Petits Pas Jacadiens dont Philippe Jetté est le président. Un organisme à but non lucratif qui oeuvre à la valorisation, la transmission, la promotion et la diffusion de la danse, de la gigue traditionnelle québécoise et acadienne. Rêvons avec lui d’un projet rassembleur pour le développement collectif et durable de la pratique de la danse traditionnelle dans nos communautés. « Câller la veillée chez-vous! »

C’est la culture, la valeur première d’un peuple.
Celle qui le fait avancer.
Bernard Landry,
ancien premier ministre du Québec

« Je vois pour l’avenir une communauté fière de ses racines et de ses traditions, avec un fort sentiment d’appartenance à la Nouvelle-Acadie et à l’Acadie du monde. Les gens se rassembleront en famille et en communauté pour chanter, danser et popoter des chansons, des danses et des recettes traditionnelles. Bref, une communauté heureuse et en santé grâce à son patrimoine. »

Philippe Jetté est un des personnages principaux du documentaire Les Acadiens du Québec : Lanaudière, mémoire vivante d’Acadie, réalisé par Phil Comeau. Il est le descendant d’une famille de premiers Acadiens : sa grand-mère Hélène Gaudet, et son grand-oncle, Jean-Paul Gaudet, qui tenait jusqu’à sa mort le magasin général dans le Grand rang, et qui est décédé à l’âge de 93 ans et 6 jours. Lire la suite

Philippe Jetté : un p’tit coup de cœur qui réchauffe!

Heureux hasard de circonstance, l’équipe Hexagone propose comme coup de cœur de décembre et janvier l’« accordéoneux » Philippe Jetté. Les intérêts et la passion de ce talentueux musicien ne s’arrêtent pas à ce bel instrument et nul besoin de spécifier qu’il n’attend pas à la période des fêtes pour plonger tête première dans le patrimoine vivant. Ce sont à la fois sa générosité et les multiples moyens de transmission qu’il utilise qui ont retenu l’attention du  jury.
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Les surnoms en Nouvelle-Acadie

Une tradition bien vivante qui date du début de la colonie en Nouvelle-Acadie

Philippe Jetté est médiateur du patrimoine vivant et accordéoneux au sein du groupe bien connu Belzébuth. Originaire de Saint-Jacques, il a fait une étude sur les surnoms de sa communauté, la Nouvelle‑Acadie. La Nouvelle-Acadie regroupe cinq municipalités de la région de Lanaudière au Québec (St‑Alexis paroisse et village, St-Jacques, St‑Liguori et Ste-Marie-Salomé) fondés par des Acadiens de la déportation arrivés en 1766.

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