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Le Conseil de la Municipalité régionale de comté (MRC) de D’Autray a officialisé l’octroi de 7 500 $ à trois organismes culturels locaux lors de sa séance d’avril. Cette enveloppe financière a pour but de soutenir des initiatives visant à mettre en valeur et à préserver les savoir-faire traditionnels identitaires de D’Autray, soit le fléché, le tissage et le gossage de cups.

Le processus de sélection, supervisé par les membres du comité d’analyse, a bénéficié de l’expertise de Philippe Jetté, intervenant en traditions vivantes, qui a guidé les organismes et la MRC tout au long de la prise en charge par la communauté.

Les projets appuyés seront menés par le Club du Fléché D’Autray, le Cercle de Fermières de Saint-Gabriel-de-Brandon et le Club des Massigosseux.

Le Club du Fléché D’Autray, en collaboration avec le Cercle de Fermières de Saint- Norbert, recevra un soutien financier pour l’organisation d’un grand rassemblement national des flécheuses et flécheurs. Cet événement qui pourrait se tenir à l’Espace culturel Jean-Pierre-Ferland de Saint-Norbert, vise à célébrer et à promouvoir cet artisanat.

Le Cercle de Fermières de Saint-Gabriel-de-Brandon bénéficiera également d’un soutien financier pour le lancement d’une nouvelle cohorte de formation à l’automne 2024. Ce projet inclut des ateliers de tissage et un concours où les participants auront l’occasion de mettre en valeur leurs réalisations, suivi d’une activité de reconnaissance.

Le Club des Massigosseux de Mandeville recevra un soutien financier pour plusieurs activités, notamment une nouvelle session d’ateliers d’initiation au gossage de cups et une chasse aux cups. De plus, l’organisme investira dans l’acquisition d’équipements essentiels pour poursuivre sa mission de promotion et de préservation du savoir-faire local.

« Je tiens à exprimer ma gratitude envers tous les participants pour leurs propositions et leur dévouement à la promotion de nos savoir-faire, ainsi qu’aux élus, toujours attentifs à nos recommandations, qui ont renforcé leur engagement », a précisé Mme Sonia Desjardins, présidente du comité culturel de la MRC et mairesse de Saint-Norbert par la voie d’un communiqué de presse.

Pour en savoir plus sur la démarche du Lab inclusif du projet Pour la suite du geste… rassemblons-nous, il est possible de consulter la section dédiée au patrimoine immatériel du www.culturepatrimoineautray.ca.

Au début du mois de mai, au sein de la salle municipale de Mandeville, le comité de suivi du Lab inclusif de la Municipalité régionale de comté (MRC) de D’Autray et la ministre du Tourisme et députée de Berthier, Mme Caroline Proulx ont accordé des reconnaissances multiples à des intervenants ayant contribué à la sauvegarde et au développement de savoir-faire traditionnels.

Plus d’une cinquantaine de spectateurs a pris part à cette célébration des accomplissements et de l’implication de Mme Marie-Berthe Guibault, M. Jean-Louis Roy, du Comité Patrimoine de Mandeville, du Club des Massigosseux et de la municipalité de Mandeville.

Les médaillés

Madame Guibault et monsieur Roy ont tous deux reçu la Médaille de la députée des mains de Mme Caroline Proulx.

Toute la filiation du fléché dans la région de Lanaudière remonte à Marie-Berthe Guibault. Cette dévouée transmetteuse a développé une approche pédagogique personnelle. Elle a élevé le savoir-faire du fléché à un niveau de pratique supérieur grâce à la confection de ceinture fléchée à facture ancienne. Son apport à la teinture végétale est également notable. Fortement impliquée dans son milieu depuis 1980 pour le développement du fléché au Québec, elle a mobilisé ses apprenants et entretenu des liens avec eux.

De son côté, M. Jean-Louis Roy a réactivé la pratique du gossage de cups consistant à sculpter une tasse dans une loupe de bouleau, un savoir-faire traditionnel identitaire mandevillois, dont il était le dernier dépositaire sur le territoire. En plus d’avoir participé à la pérennité de ses connaissances, il a permis la création du Club des Massigosseux qui en fait sa mission.

Engagement et soutien au gossage de cups à Mandeville

Lors du même évènement, la municipalité de Mandeville a été honorée pour son soutien au Comité Patrimoine de Mandeville qui est partie prenante de l’initiative Pour la suite du geste… rassemblons-nous! depuis le début de la démarche. Ses membres ont valorisé la pratique et documenté des objets anciens, en plus de réaliser trois capsules audiovisuelles. Ensuite, ils ont organisé des ateliers de transmission en collaboration avec la municipalité.

Celle-ci s’est assurée de mettre un local à leur disposition et aussi de financer l’acquisition d’équipements pour favoriser la pratique.

Cet apport de la municipalité a donné un élan aux gosseux de cups qui ensemble ont décidé de fonder le Club des Massigosseux. Le chargé de projet de la MRC, Philippe Jetté, intervenant en traditions vivantes, a épaulé ses membres tout au long des étapes menant à la constitution de l’organisme. La MRC de D’Autray a également souligné l’engagement des membres du Club pour la continuité de ce savoir-faire traditionnel sur son territoire. Le Conseil québécois du patrimoine vivant a également pris part à cette cérémonie en mettant l’accent sur l’impact des gestes porteurs pour la communauté et les savoir-faire traditionnels.

Le Laboratoire inclusif de prise en charge par la communauté pour un développement durable de savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel est rendu possible par une entente liant la MRC de D’Autray au ministère de la Culture et des Communications.

Sonia Desjardins (présidente du comité culturel de la MRC de D’Autray), les membres du Club des Massigosseux et du Comité Patrimoine de Mandeville, Michael Turcot (maire de Mandeville), Philippe Jetté (chargé de projet, MRC de D’Autray), Caroline Proulx (députée de Berthier et ministre du Tourisme) ainsi que Marie-Berthe Guibault et Jean-Louis Roy (les médaillés).

Marie-Berthe Guibault (flécheuse) et Jean-Louis Roy (gosseux de cups) ont reçu la Médaille de la députée pour leur dévouement pour la continuité de leur savoir-faire traditionnel.

La MRC de D’Autray a remis une cup réalisée par l’artisan Jean-Claude Charpentier à la Municipalité de Mandeville pour souligner leur soutien au développement du gossage de cups.

La ministre Caroline Proulx en compagnie de Jean-Louis Roy (récipiendaire de la médaille de la députée), de Sonia Desjardins (présidente du comité culturel de la MRC de D’Autray), Michael Turcot (maire de Mandeville) et Philippe Jetté (chargé de projet, MRC de D’Autray).

Gilles Pitre (représentant du Conseil québécois du patrimoine vivant) et Philippe Jetté (médiateur du patrimoine vivant et chargé de projet pour la MRC de D’Autray) avec les médaillés Jean-Louis Roy et Marie-Berthe Guibault.

Caroline Proulx (ministre du Tourisme et députée de Berthier), Marie-Berthe Guibault (flécheuse et récipiendaire), Sonia Desjardins (présidente du comité culturel de la MRC de D’Autray) et Philippe Jetté (médiateur du patrimoine vivant et chargé de projet, MRC de D’Autray).

Ayant vu son élan freiné par la pandémie de la COVID-19, la Municipalité régionale de comté (MRC) de D’Autray et le comité de suivi du projet Pour la suite du geste… rassemblons-nous! ont annoncé la reprise des consultations des praticiens de savoir-faire traditionnels dans les trois pôles du territoire initialement prévues en 2020.

Ces réunions de praticiens du tissage, du fléché et du gossage de cups permettront d’orienter la prochaine étape, soit le Laboratoire inclusif de prise en charge par la communauté pour un développement durable de savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

Elles ont pour objectifs de rassembler tous les praticiens, de leur présenter la nature du lab inclusif, de les impliquer dans la démarche de sauvegarde, d’identifier des transmetteurs potentiels, de définir les besoins de formation des praticiens et également de créer une synergie parmi les praticiens et les organismes participants.

Une première rencontre aura lieu le samedi 2 octobre dès 13 h 30 à la sacristie de l’église de Mandeville (270, rue Desjardins). À 9 h 30, la même journée, le Comité du patrimoine de Mandeville organisera une nouvelle édition de chasse aux cups. Pour l’occasion, les participants seront accompagnés par des guides qui leur permettront d’identifier et de collecter les loupes nécessaires à la fabrication de cups (tasse en bois). Des ateliers seront présentés l’automne prochain. À noter que l’accès à ces ateliers est conditionnel à la participation à la chasse aux cups. Les intéressés seront attendus à l’église de la municipalité. En cas de pluie, la MRC indique que la chasse aux cups et la consultation seront remises au dimanche 3 octobre.

Une seconde consultation se tiendra le mercredi 20 octobre dès 18 h 30 au 1070, chemin Georges à Lavaltrie et une dernière, le mercredi 27 octobre dès 18 h 30, au 2421, rue Principale à Sainte-Élisabeth.

Les praticiens sont priés de s’inscrire en communiquant avec le service de développement culturel de la MRC au 450 836-7007 poste 2528 ou par courrier électronique à culture@mrcautray.qc.ca.

La MRC met en application les consignes sanitaires recommandées par la Santé publique et elle apportera les ajustements nécessaires, au besoin, selon l’évolution de la situation.

« L’implication de la communauté de praticiens, aussi bien débutants qu’expérimentés, jouera un rôle clé dans le succès de cette démarche », a dénoté le médiateur culturel et intervenant en traditions vivantes, Philippe Jetté, par la voie d’un communiqué de presse.

Le Laboratoire inclusif de prise en charge par la communauté pour un développement durable de savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel est rendu possible par une entente liant la MRC de D’Autray au ministère de la Culture et des Communications.

Le «gossage de cup » consiste à sculpter, à l’aide d’une gouge, une tasse faite d’une loupe d’arbre.

FABRICATION ET PRODUIT
Le défi de cette pratique est la cueillette de nœuds (loupes) de bouleau blanc[1], aussi appelés tétons. On retrouve cette formation (dure), propice à la fabrication de « cup », au pied de l’arbre, sur les racines, ou sur le tronc. La loupe est reconnaissable par ses racinettes. Ensuite, la « cup » extraite de l’arbre est humidifiée avant d’être sculptée. Plusieurs « gosseux » expriment leur créativité en faisant prendre à la « cup » la forme d’un animal ou d’un objet. Aussi, ils peuvent y graver un animal ou des écritures. La finition comporte le séchage, le sablage et le vernissage ou l’huilage. Une cocotte ou une pièce de bois percée et fixée à la « cup » avec une lanière de cuir sert à accrocher la tasse à son ceinturon. Celle-ci a pour fonction de puiser l’eau directement dans une source ou un cours d’eau. Avec le temps, elle est aussi devenue un objet décoratif convoité par les collectionneurs. Plusieurs appellations font écho à la « cup » : louche, tasse de rivière, tasse de canot, tasse de voyageur, « canoe cup » ou pikwakot orakan (en Atikamekw)[2].

Pitons et racinettes sur une loupe de bouleau.

CONTEXTE ET TRANSMISSION

Le « gossage de cup » s’apprend par observation. M. Jean-Louis Roy, de Mandeville, guidait les Américains à la pêche dans la Mastigouche. Il se souvient : « La mode dans les camps de pêche, c’était de jouer aux dames. Les gars étaient assis bien tranquillement à regarder la partie avec une gouge et une cup à la main. Ils gossaient d’un bord pis de l’autre. » Le «gossage de cup » consiste à sculpter, à l’aide d’une gouge, une coupe (tasse) faite d’une loupe d’arbre. Par contre, d’autres essences d’arbres comme l’érable et le merisier sont aussi utilisées. L’épaisseur de la « cup » est testée avec les doigts. Son secret : toujours tenir la « cup » humide tant qu’elle n’est pas terminée. D’autres « gosseux » ont le secret inverse : bien faire sécher la « cup » avant de la sculpter.

Jean-Claude et Jacques Martial découvrent le gossage de cups avec Jean-Louis Roy lors d’un tournage.

MAIS D’OÙ VIENT CETTE TECHNIQUE?

L’origine du « gossage de cup » est encore inconnue. Le Musée McCord collectionne quelques coupes en loupe d’arbre. La plus ancienne, datée par le musée, remonterait à 1807. Elle proviendrait des Abénaquis. D’ailleurs, deux écoles de pensée en attribuent l’origine aux Premières Nations. Il semblerait qu’ils se gossaient une tasse pendant leurs expéditions de canot pour passer le temps le soir venu. Une autre version rapporte que les Amérindiens s’arrêtaient lors de leur portage afin de prendre le thé à même une tasse qu’ils avaient fabriquée. Au 20e siècle, les cups étaient notamment sculptées par des garde-feux, des chasseurs et des guides de pêche. Souvent, ceux-ci s’en servaient pour leur usage personnel ou encore pour les offrir aux Américains venus pêcher dans les rivières et les lacs du Québec. Plus loin de nous, en Laponie, une tasse en bois, nommée kuksa, est aussi évidée dans une loupe de bouleau.

« Cups » de Jean-Louis Roy

[1] L’essence de bois à privilégier pour « gosser une cup » est le bouleau blanc. Par contre, d’autres essences d’arbres comme l’érable et le merisier sont aussi utilisées.

[2] Communication personnelle de Jean-Paul Échaquan (gardien de la langue atikamekw à Manawan), le 23 janvier 2018. M. Échaquan mentionne que presque tout le monde de sa communauté confectionnait ce genre de gobelet.

Par Philippe Jetté, médiateur du patrimoine vivant et chargé du projet « Pour la suite du geste… rassemblons-nous ! » de la MRC de D’Autray, le 5 septembre 2017 et bonifié le 13 décembre 2022.

RÉFÉRENCES

  • Entrevue réalisée par Philippe Jetté auprès de M. Jean-Louis Roy, « gosseux de cup » de Mandeville, le 2 juin 2017, dans le cadre du projet « Pour la suite du geste… rassemblons-nous ! » de la MRC de D’Autray.
  • Communication personnelle de M. Adrien Levasseur, collectionneur et auteur en art populaire.
  • Coupe en loupe d’arbre [en ligne]. http://collections.musee-mccord.qc.ca/fr/collection/artefacts/M34.1-2 (consulté en juillet 2017)
  • Musée McCord, Coupe en loupe d’arbre [en ligne] http://collections.musee-mccord.qc.ca/fr/collection/artefacts/ME986.104.3.12Lang=2&accessnumber=ME986.104.3.1-2 (consulté en juillet 2017).
  • The Story of Kuksa [en ligne] https://youtu.be/ujEAJTEYw-0 (consulté en juillet 2017)
  • Kuksa sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kuksa (consulté en juillet 2017).
  • Musée canadien de l’histoire, Salle des trésors, Tasse de canot [en ligne] http://www.museedelhistoire.ca/cmc/exhibitions/tresors/treasure/104fra.shtml (consulté en août 2017).
  • Entrevue téléphonique réalisée par Philippe Jetté auprès de M. Paul Corriveau, le 11 août 2017, dans le cadre du projet « Pour la suite du geste… rassemblons-nous ! » de la MRC de D’Autray.
  • Entrevue téléphonique réalisée par Philippe Jetté auprès de M. Denis Beaudry, le 14 août 2017, dans le cadre du projet « Pour la suite du geste… rassemblons-nous ! » de la MRC de D’Autray.

FILM

En juillet dernier, au sein de l’Espace culturel Jean-Pierre Ferland de Saint-Norbert, le concept de patrimoine vivant et la documentation des savoir-faire traditionnels ont été décortiqués en profondeur par les participants à la formation Devenez un archéologue de vos traditions, une initiative de la Municipalité régionale de comté (MRC) de D’Autray dans le cadre du Laboratoire inclusif du projet Pour la suite du geste… rassemblons-nous!

Tout au long de l’activité, Philippe Jetté, intervenant en traditions vivantes s’est assuré de transmettre ses connaissances et sa passion aux gens présents. L’objectif de cette démarche collective est tout mettre en place afin de permettre la pérennité du fléché, du tissage et du gossage de cups, trois pratiques traditionnelles caractéristiques du territoire d’autréen.

« La formation, suivie par dix personnes, offrait l’opportunité de monter un projet de documentation et de diffusion par des exercices concrets tout au long de la journée. L’idée d’impliquer la communauté dans une démarche de documentation et de diffusion collective vise à favoriser la connaissance et à promouvoir les savoir-faire traditionnels à développer ainsi qu’à mettre à l’honneur les porteurs de traditions du territoire d’autréen. J’ai bon espoir que les participants contribueront à cet effort collectif de sauvegarde », a-t-il soutenu par la voie d’un communiqué de presse.

La formation du 14 juillet dernier et l’accompagnement personnalisé représentaient les premières étapes du volet Laboratoire inclusif du projet Pour la suite du geste… rassemblons-nous! La création d’une banque de transmetteurs, une journée d’échange avec des praticiens atikamekw et des actions favorisant la promotion des savoir-faire devraient également faire partie de la programmation à venir.

Les citoyens souhaitant s’investir dans la démarche sont invités à manifester leur intérêt auprès du service de développement culturel de la MRC au 450 836-7007 poste 2528 ou par courrier électronique à culture@mrcautray.qc.ca.

Cette initiative culturelle visant à accompagner la population dans la prise en charge de leurs traditions découle d’une entente liant la MRC de D’Autray au ministère de la Culture et des Communications. La présentation de la formation a été rendue possible par un appui financier de Culture Lanaudière ainsi que par l’Espace culturel Jean-Pierre Ferland.

À la fin du mois de juin, le comité de suivi de Pour la suite du geste… rassemblons-nous!, un projet culturel de la Municipalité régionale de comté (MRC) de D’Autray, a annoncé la présentation d’une formation gratuite, le mardi 14 juillet prochain à l’Espace culturel Jean-Pierre Ferland situé au 2111, rue Principale à Saint-Norbert qui abordera la documentation, la diffusion et la mise en valeur au service de la sauvegarde des pratiques traditionnelles.

Bien connu pour son implication dans l’initiative à succès, le médiateur du patrimoine vivant Philippe Jetté assurera l’animation de cette activité qui se tiendra de 9 h à 16 h. Les participants seront invités à apporter leur lunch pour le dîner.

Parmi les thèmes abordés lors de la formation, notons le concept du patrimoine vivant, le rôle du collecteur, les étapes pour réaliser une démarche éthique de documentation sur le terrain, le traitement des données et la diffusion ainsi que la valorisation des savoir-faire et des porteurs de traditions, dans le cas présent, le tissage, le fléché et le gossage de cups.

« Les archéologues de la tradition vivront des moments privilégiés et uniques, en plus de laisser un héritage à leur communauté. Par leur apprentissage, ils seront en mesure de valoriser l’expérience et le savoir-faire des gens tout en participant à l’effort collectif de sauvegarde et de promotion de nos traditions », a soutenu monsieur Jetté, par la voie d’un communiqué de presse.

Les citoyens et organismes de la MRC de D’Autray souhaitant prendre part à la formation pour ensuite s’investir dans cette démarche collective de documentation et de diffusion doivent confirmer leur inscription d’ici le lundi 13 juillet à midi à M. Sébastien Proulx, agent de communication de la MRC au 450 836-7007 poste 2528 ou par courrier électronique à sproulx@mrcautray.qc.ca. Dans le but de respecter les recommandations de la Santé publique, le nombre d’inscriptions est limité. Ainsi, il est fortement suggéré de réserver sa place rapidement. À noter qu’un accompagnement personnalisé d’une durée de 5 h est également offert aux inscrits.

Le volet Laboratoire inclusif, du projet Pour la suite du geste… rassemblons-nous! est une démarche de sauvegarde visant à accompagner la population d’autréenne dans la prise en charge de leurs traditions.

Cette initiative découle d’une entente liant la MRC de D’Autray au ministère de la Culture et des Communications alors que la présentation de la formation est rendue possible par un soutien financier de Culture Lanaudière ainsi que par l’Espace culturel Jean-Pierre Ferland.

Au début du mois de mai, la Municipalité régionale de comté (MRC) de D’Autray a annoncé la réception d’une subvention de 45 000 $ du ministère de la Culture et des Communications afin d’amener au niveau suivant Pour la suite du geste… rassemblons-nous!, une initiative visant la sauvegarde de trois savoir-faire traditionnels, soit le fléché, le gossage de cups et le tissage.

« Depuis 2015, la MRC de D’Autray s’assure de développer des initiatives en patrimoine immatériel, Pour la suite du geste… rassemblons-nous! a marqué l’histoire de la MRC tant par l’impact qu’il a eu sur la population que par le succès qu’il a connu », a souligné M. Gaétan Gravel, préfet de la MRC et maire de la Ville de Saint-Gabriel à propos du projet couronné à trois reprises en 2018.

Plus de 1 000 heures de bénévolat ont été investies par la communauté dans la démarche. Cette implication de la collectivité porte à croire à l’autonomisation de l’initiative dans une perspective de développement durable. Ainsi, la MRC lance le volet Laboratoire inclusif, du projet Pour la suite du geste… rassemblons-nous! une démarche de sauvegarde visant à accompagner les citoyens dans la prise en charge de leurs traditions. Effectivement, ce volet veillera à pérenniser l’initiative en impliquant étroitement la communauté. Tout un volet de documentation des pratiques et de la démarche sera aussi mis en place.

Dès l’automne 2019, la MRC accompagnée de Philippe Jetté, médiateur culturel et intervenant en traditions vivantes, organisera des consultations où des propositions d’actions, des besoins et suggestions seront abordés.

L’accompagnement et la formation sur mesure, la création d’une banque de transmetteurs, une journée d’échange avec des praticiens atikamekw et la réalisation d’actions favorisant la promotion des savoir-faire devraient également faire partie de la programmation à venir.

La MRC tient également à souligner la participation des partenaires ayant contribué à la réussite de l’initiative : les Cercles de Fermières de Saint-Gabriel, de Saint-Norbert et de Lavaltrie, l’Association des artisans de ceinture fléchée de Lanaudière, le Comité Patrimoine de Mandeville, le Centre d’action bénévole D’Autray, la Maison Rosalie-Cadron, le Café culturel de la Chasse-galerie, la Bibliothèque Ginette-Rivard-Tremblay, Iphigénie Marcoux-Fortier, Guy Charpentier, les 15 municipalités du territoire d’autréen et le ministère de la Culture et des Communications.

À nouveau, au début du mois de décembre, la Municipalité régionale de comté (MRC) de D’Autray a invité les participants et collaborateurs de Pour la suite du geste… rassemblons-nous! à célébrer la fin de la deuxième année de son populaire projet. Cette soirée festive a réuni plus de 50 personnes dans la salle des maires de la MRC à Berthierville.

Une surprise de taille les attendait alors qu’un administrateur de l’Association québécoise des interprètes du patrimoine (AQIP) était sur place afin de remettre le Prix du mérite en interprétation du patrimoine, volet communautaire à la MRC. Le président du Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV) avait également préparé une capsule audiovisuelle pour féliciter les participants. Le premier prix de l’histoire du CQPV avait été octroyé à la MRC quelques semaines auparavant.

« Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, le projet accueille un troisième prix en 2018, rien de moins que la triple couronne. C’est colossal! Une grande partie de ce triomphe vous revient », a mentionné Mme Marie-Pier Aubuchon, présidente du comité culturel de la MRC et mairesse de La Visitation-de-l’Île-Dupas, après la remise.

Le directeur général de la MRC, Bruno Tremblay, a déclaré que « Pour la suite du geste… rassemblons-nous ! » est un des projets les plus importants que la MRC ait piloté. À ses yeux, les prix obtenus montrent le niveau de qualité des artisans et l’implication des acteurs.

La vague de reconnaissance s’était amorcée par l’attribution du prix Patrimoine obtenu lors des Grands prix Desjardins de la culture de Lanaudière en septembre dernier. En plus de partager ces honneurs, l’objectif de cette rencontre était de rassembler les apprentis artisans et leurs mentors et de relever leurs efforts et leur persévérance en compagnie des partenaires du projet. L’exposition de leurs œuvres, dans le cadre d’un concours, a permis de récompenser celles et ceux s’étant distingués. À la suite d’une période de votes, sept prix ont été décernés aux apprenants et expérimentés.

Voici un aperçu des lauréats :

Catégorie Tissage apprenant : Colette Plante
Catégorie Tissage Expérimenté : Cécile Boulard
Catégorie Fléché apprenant : Isabelle Charette
Catégorie Fléché Expérimenté : Maryse Saint-Amand
Catégorie Gossage de cups apprenant : Colette Plante
Catégorie Gossage de cups Expérimenté : Jean-Claude Charpentier et Jean-Louis Roy (ex æquo)
Catégorie Coup de coeur : Jean-Claude Charpentier

Un prix spécial a été remis à M. Jean-Louis Roy, de Mandeville, pour son engagement et sa grande implication dans la réussite du projet et la continuité du gossage de cups.

Le comité de suivi du projet a aussi donné un avant-goût de la programmation à venir pour la session d’hiver. Les Fléchées rencontres se tiendront les samedis 9 février et 13 avril 2019 de 13 h 30 à 16 h 30 au chalet des loisirs de Saint-Cuthbert. Une contribution de 10 $ est demandée pour y prendre part.

Les ateliers de l’activité Gossez vous une tasse créative! auront lieu les samedis 2, 9, 16 et 23 février prochain dès 10 h à la sacristie de l’église de Mandeville. Ses participants devront débourser 25 $ pour la session. Finalement, les amateurs de tissage se verront offrir l’activité Le tissage, à l’endroit et à l’envers les mardis 12 et 19 mars 2019 dès 18 h 30 au local du Cercle de Fermières de Saint-Gabriel. Une contribution de 10 $ est demandée pour les deux ateliers.

En tout temps, la programmation est disponible sur le site Internet de la MRC au www.mrcautray.qc.ca/culture-et-patrimoine ou au www.culturepatrimoineautray.ca. Les inscriptions sont reçues au 450 836-7007 poste 2528 ou par courrier électronique à sproulx@mrcautray.qc.ca.

Pour la suite du geste… rassemblons-nous! est réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec et de la MRC de D’Autray dans le cadre de l’Entente de développement culturel 2018-2020. Philippe Jetté, médiateur culturel et intervenant en traditions vivantes, assure une collaboration.

Une délégation de 10 Lanaudois a participé à une grande réflexion nationale sur les traditions culturelles du Québec lors du Rassemblement patrimoine vivant 2018, du 26 au 28 octobre dernier à Québec. Organisé par le Conseil québécois du patrimoine vivant, l’événement soulignait les 25 ans de regroupement des forces vives du milieu. Plusieurs tables de travail ont permis de développer des orientations et des actions pour les différents secteurs de la culture traditionnelle.

« La force de Lanaudière est indéniable pour le développement des traditions culturelles au Québec », rapporte Philippe Jetté, président du Centre du patrimoine vivant de Lanaudière. De plus, Lanaudière regorge de porteurs de traditions, d’organisations dynamiques et est mue par un souci réel de sauvegarder les pratiques traditionnelles en les transmettant de génération en génération.

La MRC de D’Autray s’est démarqué avec son projet novateur Pour la suite du geste… rassemblons-nous ! Elle s’est faite décerner le tout premier Prix CQPV 2018 pour cette initiative exemplaire en patrimoine vivant au Québec. Philippe Jetté (chargé de projet) et Marie-Julie Asselin (responsable de la culture à la MRC de D’Autray) ont communiqué les orientations, les actions et les retombées de ce projet collectif lors d’un PechaKucha, une présentation rapide en 20 images (20 secondes par images). Le Camp de Violon Traditionnel Québécois de Lanaudière a également présenté ses actions de transmission au sein d’une semaine de rêve. La Ville de Joliette et la MRC de D’Autray ont aussi exposé leurs initiatives en patrimoine vivant à un groupe de travail sur les municipalités, les MRC et les conseils de bande.

L’organisme Les Petits Pas Jacadiens a participé activement aux tables de travail sur un plan de développement de la veillée de danse, avec le ministère de la Culture, et sur la production et la diffusion en danse traditionnelle. Les initiatives Transmission de la danse traditionnelle en Nouvelle-Acadie et Câll la veillée chez vous ! ont été présentés comme des modèles de développement novateur.

L’Association des artisans de la ceinture fléchée de Lanaudière a participé, quant à elle, à une table de travail sur les savoir-faire traditionnels. De plus, la flécheuse Marie-Berthe Guibault a offert un atelier-conférence sur la ceinture fléchée à facture ancienne.

Le Festival Mémoire et Racines a échangé avec les 33 festivals membres du réseau Festival Trad Québec sur des stratégies de communication et de mise en marché pour l’avenir. La conteuse Eveline Ménard et le médiateur du patrimoine vivant Philippe Jetté ont aussi exprimé leur point de vue quant à une éventuelle désignation ministérielle de l’art de conter et les récits de traditions orales.

Mélanie Boucher et Philippe Jetté (Chansons et réflexions intimes, dans un salon ouvert !), le duo Lépine // Branchaud, Michel Bordeleau, Eveline Ménard et Stéphanie Lépine se sont produits dans le cadre des 36 activités culturelles de la Folle bastringue entourant les célébrations.

Rappelons que le Centre du patrimoine vivant de Lanaudière a pour mission de sauvegarder le patrimoine vivant de Lanaudière.

Le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV) est heureux d’annoncer la MRC de d’Autray comme l’heureuse lauréate du Prix CQPV 2018 décerné pour une première édition à une initiative exemplaire en patrimoine vivant au Québec.

Le projet intitulé Pour la suite du geste… rassemblons-nous! vise le développement de savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel. Il a retenu l’attention du jury pour sa démarche participative novatrice et ses bonnes pratiques en termes de sauvegarde de traditions transmises de génération en génération. Il s’est également démarqué pour ses retombées anticipées et son potentiel d’influence sur d’autres municipalités régionales de comté.

Dès son amorce en avril et mai 2017, l’agente de développement culturel de la MRC appuyée par Philippe Jetté, médiateur du patrimoine vivant, s’est assurée de prendre le pouls de la population en se présentant dans chacun des pôles du territoire, représentant les 15 municipalités de la MRC, afin de bien saisir leurs attentes relatives au projet. Ses consultations ont permis l’identification de plus de 175 éléments et porteurs de tradition. Trois savoir-faire à sauvegarder et à promouvoir ont découlé de l’information récoltée lors des rencontres, soit le fléché, le tissage et le gossage de cups. Le projet comprend également un volet documentation, un concours et des ateliers de formation.

Le jury a dû choisir parmi neuf initiatives de grand intérêt tenues dans le courant de l’année 2017 qui concernaient la diffusion, la production, la médiation culturelle, la recherche ou la formation dans un secteur des traditions culturelles du Québec, et ce, en fonction des critères d’originalité, d’impact, de
retombées pour le patrimoine vivant et de qualité générale de la proposition.

Les membres du Prix CQPV 2018 sont : Pierre Chartrand du CQPV, Karine Laviolette du ministère de la Culture et des Communications et Jean-François Nadeau du journal Le Devoir.

Le Prix a été remis lors du cocktail de lancement du Rassemblement patrimoine vivant 2018 au Domaine Cataraqui par Madame Diane Maltais de la Caisse d’économie solidaire Desjardins, fier partenaire du Prix CQPV 2018.